Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Futur

Le tourisme français doit ravaler ses façades. C’est le nouveau mot d’ordre gouvernemental pour encourager les particuliers ou associations propriétaires d’hébergements touristiques vieillissants à réhabiliter leurs biens, afin de répondre aux exigences du marché de demain. Problème, quand certains ont vaincu leur indolence pour cause d’amortissement assuré depuis longtemps, d’autres n’ont pas, le plus souvent, les moyens de rénover leur

Le tourisme français doit ravaler ses façades. C’est le nouveau mot d’ordre gouvernemental pour encourager les particuliers ou associations propriétaires d’hébergements touristiques vieillissants à réhabiliter leurs biens, afin de répondre aux exigences du marché de demain. Problème, quand certains ont vaincu leur indolence pour cause d’amortissement assuré depuis longtemps, d’autres n’ont pas, le plus souvent, les moyens de rénover leur offre et doivent aller à la pêche à l’investisseur. Or celui-ci, a rappelé le directeur général d’Oséo, lors des 2es Rencontres nationales du tourisme, doit surtout remettre à niveau des trésoreries vidées par la crise, avant de penser à risquer ses actifs dans un secteur, certes prometteur, mais décidément bien volatil. Pour les convaincre, le gouvernement fait comme d’habitude : il promet de l’argent, qu’il n’a plus depuis longtemps, via un fonds baptisé Tourisme social investissement (TSI). Doté de 150 millions d’euros, mais estimé à 500 millions lors des Rencontres de l’an dernier, élargi à 1 milliard, grâce aux effets de levier, le TSI n’est encore rempli que de promesses. Les professionnels, les investisseurs et les collectivités locales se tournent vers d’autres solutions, comme celle qui a été imaginée pour le Futuroscope. Échaudées par une première privatisation désastreuse, les collectivités locales de la Vienne ont ouvert le capital du parc à des partenaires privés, mais avec des garanties d’État, en faisant intervenir la Caisse des dépôts. Tous les étages du mille-feuille administratif qu’Hervé Novelli, secrétaire d’État en charge du Tourisme, se targue de pourfendre ont travaillé main dans la main avec des partenaires privés pour aboutir à une structure saine et claire, prête à relever les défis de demain. À bien des égards, le Futuroscope est bien le laboratoire de l’avenir.

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique