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French bee : bientôt des vols comme les oies sauvages pour économiser du carburant ?

Le vol en formation s’inspirant des oies sauvages pourrait permettre d’économiser 5 à 10% de carburant. French bee et SAS sont prêtes à tester la technique.

Le vol d’avions de ligne en formation en s’inspirant des oies sauvages pourrait permettre d’économiser 5 à 10% de carburant, selon Airbus qui a annoncé mercredi la signature d’un accord avec des compagnies aériennes et organismes de trafic aérien pour en démontrer la faisabilité opérationnelle. Certaines compagnies comme French bee sont déjà prêtes à tester l’innovation.

« Les oiseaux comme les oies sauvages volent en formation en forme de V afin de préserver leur énergie, il y a une sorte de portance offerte par l’oiseau de tête à ceux qui suivent« , a expliqué Jean-Brice Dumont, directeur de l’ingénierie chez Airbus, lors d’une conférence en ligne de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Chaque moteur d’avion produit dans son sillage un vortex contenant un courant d’air ascendant dont pourrait bénéficier un avion suiveur pour réduire la poussée de ses moteurs et donc réduire sa consommation. En 2016, un vol d’essai avec un A350 volant trois kilomètres derrière un A380 a « démontré une économie instantanée de plus de 10% sur la consommation de carburant », a-t-il expliqué.

French bee et SAS déjà partantes

Reste à prouver la faisabilité opérationnelle de ce projet, baptisé fello’fly. Airbus a donc signé un accord avec les compagnies aériennes French bee et SAS Scandinavian Airlines, ainsi qu’avec des organismes de trafic aérien (DSNA en France, Nats au Royaume-Uni et Eurocontrol) pour étudier les moyens d’organiser les vols de manière à pouvoir créer ces formations d’avions, annonce l’avionneur européen dans un communiqué.

« En parallèle, Airbus continuera de travailler à des solutions techniques pour assister le pilote afin de s’assurer que l’appareil reste positionné en toute sécurité », ajoute-t-il. Des vols d’essai avec deux A350 doivent avoir lieu tout au long de l’année, précise l’avionneur, qui table sur une entrée en service au milieu de la décennie.

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