France : l’État ne participera plus au financement de la ligne aérienne Orly-Castres
L’État ne va plus participer au financement de la ligne aérienne entre Paris-Orly et Castres à partir de la fin mai, selon le ministre des Transports, qui assure que l’aéroport resterait néanmoins ouvert.
Philippe Tabarot, le ministre des Transports, l’assume : « au titre de la loi de finances, l’État ne [pourra] plus participer à une partie » du financement de la ligne Orly-Castres. C’est la réponse qu’il a faite, lors d’une séance de questions au gouvernement, au député macroniste Jean Terlier. Ce dernier s’inquiétait de voir disparaître cette ligne jusqu’ici soutenue au nom de l’aménagement du territoire.
« Quoi qu’il en soit, l’aéroport ne fermera pas »
L’aéroport de Castres-Mazamet accueille actuellement une seule compagnie aérienne commerciale, Chalair, titulaire d’une délégation de service public pour relier la sous-préfecture du Tarn à Paris-Orly. « Quoi qu’il en soit, l’aéroport ne fermera pas », promet le ministre. « Il pourra continuer à accueillir l’aviation d’affaires et surtout (…) son activité militaire, dont nous connaissons l’importance stratégique », a-t-il ajouté. En effet, Castres accueille le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine.
Pour le ministre, « il convient que les collectivités locales parviennent à un accord pour financer les travaux de sécurité nécessaires au maintien du trafic commercial ». Jean Terlier, qui est candidat aux municipales à Castres, avait alerté fin janvier la ministre des Armées Catherine Vautrin sur l’avenir de la desserte de l’aéroport. Son budget d’aménagement et de mise en conformité est évalué à 7,7 millions d’euros.
Selon l’élu, ce montant ne peut être uniquement porté par le syndicat mixte gérant l’installation et les collectivités locales.
