La faillite de Thomas Cook a créé un séisme sans précédent en Europe, et notamment en France. Alors que le groupe est en redressement judiciaire, l'APST a fait ses comptes, ce qui l'amène à se réformer pour aborder l'avenir avec sérénité. Il y a urgence. "Le sinistre Thomas Cook a tout ravagé, et emporté l'ensemble des actifs de l'APST", souligne une source proche du dossier. D'où l'appel probable "au peuple" des professionnels du voyage, en activant deux leviers. Tout d'abord, les frais de cotisation, qui avaient baissé, pourraient retrouver leur niveau d'autrefois. "Les cotisations vont augmenter d'environ 30% en 2020, mais cela ne suffira pas", croit savoir cette même source. C'est là qu'interviendrait le deuxième levier, qui incarnerait un grand changement de modèle économique : les clients achetant un forfait auprès d'un TO membre de l'association pourraient débourser 3 euros par pax, une contribution permettant elle aussi de renflouer les caisses.
Ce système rappelle en partie des modèles en place à l'étranger - on se souvient du Calamity Fund hollandais... envisagé en France en 2013. A charge pour l'agence de voyages de faire preuve de pédagogie afin d'expliquer la nouvelle contribution. Et aux outils de back office des professionnels du secteur de s'adapter en conséquence. "Les agences de voyages n'ont jamais collecté des fonds pour un tiers, contrairement aux hôteliers qui le font pour la taxe de séjour par exemple."

