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Et maintenant ?

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Remplir les avions et remettre le cap sur les rivages tunisiens, tel est le challenge pour les tour-opérateurs dès maintenant. Les prochains départs, programmés le week-end des 19 et 20 février, devraient, dans une faible mesure, endiguer la désertion de la destination par les touristes français, en plein coeur des congés scolaires. La question est désormais à quel prix ? Éviter au mieux la casse tarifaire tout en remplissant sans trop de perte des charters qui reviendront dans un premier temps à vide ? L’exercice est compliqué pour les voyagistes qui ont besoin de faire du volume pour être rentable. Pour les consommateurs, la tentation est grande d’attendre des prix défiants toute concurrence. Voyager confiant oui, mais si possible encore moins cher. À ce régime-là, le retour de bâton risque de ne pas se faire attendre. Car si les Tunisiens et les Égyptiens se sont battus pour leur liberté d’expression, c’est pour mieux crier leur soif d’une justice sociale et économique. Là-bas comme plus loin, le tourisme fait vivre, mais à des conditions salariales que la population ne devrait plus trouver tolérables très longtemps. Si l’on veut éviter des flots de réfugiés sur les plages de Lempedusa ou d’ailleurs, il faudra accepter une plus juste répartition des cartes. Ne dénions pas aux Tunisiens, aux Égyptiens et demain à d’autres populations des droits auxquels nous sommes tant attachés, et pour lesquels ils nous arrivent encore, parfois, de nous battre. Question de moralité mais pas seulement, c’est également un plaidoyer en faveur d’un tourisme responsable pour être durable.

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