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En 2017, le mot ubériser entre dans le dictionnaire

C'est un signe hautement symbolique : le verbe ubériser rejoint la nouvelle édition du Robert, publiée en mai 2017. Mais au fait, de quoi s'agit-il, notamment dans notre secteur ?

 

Comment définir l'ubérisation ?  Publié le 19 mai, Le Robert illustré 2017 lève le voile sur ce terme jeune, mais déjà galvaudé. Teasing oblige, le dictionnaire publie en avant-première sa définition, et celle d'autres mots "tech" dont nous publions une sélection à la fin de l'article : "Ubériser v. tr. 1. (de Uber, nom d’une start-up) Transformer (un secteur d’activité) avec un modèle économique innovant tirant parti du numérique. Start-up qui ubérise le secteur de l’hôtellerie. N. f. ubérisation". L'ubérisation est symptomatique des grandes tendances de l'année en France, après une rapide traversée de l'Atlantique. 

Uber, la genèse

C'est l'américain Uber qui a créé le radical. Un spécialiste des VTC (véhicules de transport avec chauffeur) qui est venu chahuter et même énerver les taxis. "Uber, P….. !", nous commentait récemment un chauffeur de Taxi G7, à la simple évocation verbale d'Uber. C'est dire si les VTC donnent de l'urticaire aux taxis. Avec leur modèle basé sur l'auto-entreprenariat, leur formidable expérience utilisateur, leur croissance fulgurante, leur bouteille d'eau et leurs bonbons… Pourtant, Uber cumule les scandales via son patron-fondateur Travis Kalanick, au point de faire trembler l'application valorisée près de 70 milliards de dollars. Pendant ce temps, son concurrent Lyft, vient de lever la coquette somme de 500 millions d'euros.

Un Observatoire de l'ubérisation

Devenu planétaire, le phénomène de l'ubérisation, parfois synonyme de désintermédiation, a suscité la création en France d'un observatoire dédié. "Notre ambition, c'est de faire de la pédagogie, et d'influencer des décisions", explique son cofondateur Grégoire Leclercq, par ailleurs président de la Fédération des auto-entrepreneurs. L'observatoire liste ainsi les secteurs rattrapés par la tendance, souvent à travers une marque emblématique, née dans la mouvance de l'économie dite collaborative : les taxis avec Uber ; les libraires avec Amazon, qui a investi l’édition en proposant aux auteurs de publier leur œuvre de manière électronique ; les hôtels avec Airbnb, et sa plate-forme de location de logements entre particuliers ; les métiers juridiques avec Weclaim et ses services combinant algorithmes et Big Data ; les banques à cause de la prolifération des plates-formes de crowdfunding et de peer to peer ; les restaurants avec ViZeat, qui a signé avec Comptoir des Voyages, et plus récemment Weekendesk.
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