Easyvoyage se renforce en Europe
Le portail d’infomédiation s’est offert deux sociétés au Royaume-Uni et une en Allemagne, pour un budget global de 10 millions d’euros.
Afin d’accompagner ses clients européens, Easyvoyage voit grand. Après avoir levé 31 ME à l’automne 2009 pour financer sa croissance externe, le site a acheté trois sociétés en janvier 2011. Le site d’infomédiation dealchecker.co.uk et le dénicheur de bons plans FSI Travel sont au Royaume-Uni. Le troisième site, Traveljungle.com, un comparateur de prix, est basé en Allemagne.
ESSOR ET INNOVATION EN LIGNE DE MIRE
Grâce à ces acquisitions, le groupe piloté par Jean-Pierre Nadir conforte sa deuxième place, derrière TripAdvisor, sur l’échiquier européen des sites d’infomédiation. « À terme, Easyvoyage a vocation à devenir la marque ombrelle [et] la marque référente », souligne Jean-Pierre Nadir. Mais loin de lui l’idée d’étouffer les enseignes qui savent parler aux internautes. Dans l’e-tourisme français, le dirigeant regrette, comme nombre d’observateurs, la lente asphyxie de marques aussi puissantes que Dégriftour dans l’étau de lastminute, ou d’Anyway dans celui d’Expedia.
Également présent en France, en Espagne, en Italie, Easyvoyage annonce avoir généré 450 ME de ventes l’an passé chez les marchands qui sont ses clients. Croissance organique et externe aidant, l’objectif est de taquiner le milliard en 2012. Son chiffre d’affaires ressort à 17,5 ME en 2010, pour un résultat net de 2 ME. Cette année, les 32 ME devraient être atteints. L’essor et l’innovation restent la ligne rouge du portail d’infomédiation, surtout face aux géants du Net enclins à la désintermédiation. « Tôt ou tard, prédit Jean-Pierre Nadir, Google essaiera de m’éliminer. » Cette menace sonne comme une évidence, qui rend combatif. Easyvoyage a d’autres pays en vue, comme la Scandinavie, les Pays-Bas, le Portugal et la Russie. En attendant de s’attaquer, pourquoi pas, au rêve américain.
