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Donatello : les salariés écrivent au Procureur de la République

Espérant influer sur la décision du Tribunal de Commerce, les salariés de Donatello ont adressé un courrier au Procureur de la République qui pointe les zones troubles de la procédure en cours.

Les salariés de Donatello n'ont plus rien à perdre et activent tous les moyens pour se faire entendre avant le 28 janvier, date à laquelle le Tribunal doit se prononcer sur le sort du voyagiste.

Alors que l'offre de reprise de TravelEurope est la seule en lice pour l'activité tour-operating, prévoyant le maintien de seulement 19 postes, ils ont adressé le 23 janvier, "dans une démarche collective", une lettre au Procureur de la République. Ils y attirent son attention sur quelques points sensibles du dossier.

"Sur les 19 postes repris, nous remarquons une correspondance exacte entre 11 postes et 11 personnes. Ces 11 personnes étaient précédemment salariées de la société Marmara, dirigée par Mr Hervé Vighier avant son intégration au groupe TUI France. Elles ont débuté chez Donatello courant 2013 comme consultants rémunérés par la société Mogador Participations, propriété de Mr Hervé Vighier, puis sont devenues salariées de Donatello courant 2014. Mr Hervé Vighier, quant à lui, est devenu l’actionnaire principal de Donatello début 2013, via sa société d’investissements SIPTO".

Allégations de pillage de Donatello

"Cette offre de cession partielle de Visit Europe", poursuivent les salariés "nous laisse penser à une manœuvre de sauvetage prioritaire de l’équipe dirigeante (parmi ces 11 postes, une majorité de cadres) par l’actionnaire principal au détriment d’une recherche impartiale d’un repreneur voulant pérenniser la marque Donatello en préservant un maximum de salariés, une sorte de "Chapter 11" à l’américaine permettant d’effacer le passif, écrémer la masse salariale et rebondir en ayant pillé le savoir-faire propre à Donatello : les compétences, les produits touristiques, la notoriété de la marque, la confiance qu’elle inspire aux clients et aux professionnels".

"Ce courrier exprime le sentiment de la majorité des collaborateurs", commentait ce matin un élu du CE.

"Si les dirigeants de TravelEurope avaient vraiment la volonté de reprendre l'enseigne Donatello, ils auraient sans doute privilégié le savoir-faire des collaborateurs expérimentés et non des personnes qui ont bouleversé (depuis deux ans tout juste) l'image de notre société auprès des agences, des fournisseurs et des clients, en modifiant une programmation à la carte et en la remplaçant par un tourisme de masse (avec des engagements qui ont plombé l'entreprise).

"Je pense que cette reprise ne sauvera en rien l'enseigne Donatello, elle sauvera juste l'honneur de quelques personnes", ajoute un salarié.

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