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Deloitte : seule l’hôtellerie haut de gamme a progressé en 2012

D’après l’observatoire annuel Deloitte-In Extenso, rendu public jeudi, les établissements français haut de gamme et de luxe ont vu leur CA progresser de 3% à 6% en 2012, tandis que l’hôtellerie super-économique à milieu de gamme s’est, au mieux, maintenue.

Bilan très mitigé pour l’hôtellerie française en 2012. C’est le constat que dresse la quinzième édition du baromètre annuel Deloitte-In Extenso sur les tendances du secteur, présenté jeudi.

Si l’on s’en tient aux performances globales, la situation est "contrastée", note l’étude. "Les établissements haut de gamme et de grand luxe affichent des chiffres d’affaires hébergement en progression respectives de 3% et 6% en 2012, tandis que l’hôtellerie super-économique à milieu de gamme stagne, voire recule, sur la même période".

Cette bonne tenue du haut de gamme serait le résultat de la reprise des économies nord-américaines et asiatiques, dont les voyageurs sont traditionnellement très consommateurs des établissements de cette catégorie, à forte orientation internationale. "Inversement, l’hôtellerie d’entrée de gamme, étroitement dépendante du tissu économique local, subit elle de plein fouet le marasme économique français", commente Philippe Gauguier, Associé In Extenso THR (Conseil en Tourisme, Hôtellerie, Restauration).

Les commissions aux intermédiaires ont augmenté de 28% en 4 ans

Les inégalités sont aussi territoriales, indique l’étude. Paris, et dans une moindre mesure la Côte d’Azur, affichent des performances en croissance de +4 à +6% sur l’ensemble des catégories, tandis que l’hôtellerie de province voit son chiffre d’affaires reculer de 2 à 4% selon le niveau de gamme. Une dégradation essentiellement due à une baisse de l’occupation, tendance qu’avait également fait ressortir l’étude du cabinet MKG publiée fin janvier, alors même que les prix moyens ont continué à augmenté en 2012.

Mais derrière les hausses tarifaires, "une guerre plus subtile se joue autour des commissions" que versent les hôteliers français aux intermédiaires. Selon l’étude, elles ont progressé de près de 28% en moyenne entre 2008 et 2012, du fait du poids des OTA (agences de voyages en ligne) dans les recettes, et même de près de 70% pour les établissements de province.

Dans le même temps, le chiffre d’affaires des hôtels français au cours des quatre dernières années a progressé de moins de 4% et l’occupation de moins de 1%…

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