15 euros par passager et par escale en France, pour un rendement estimé à 75 millions d’euros par an. Voilà la taxe, portée par des sénateurs Les Républicains (LR), et adoptée de justesse au Sénat ce lundi. Sur ce sujet comme sur d’autres, le « socle commun » s’est dispersé : l’exécutif et une partie du reste du camp gouvernemental s’y opposait, et le texte a été adoptée de justesse avec le soutien de la gauche.
Cette taxe, fondée sur le principe du "pollueur-payeur", vise à compenser les "externalités particulièrement lourdes" des croisières internationales pour les espaces littoraux et portuaires, selon les sénateurs à l'origine de la mesure. Jean-Marc Délia estime que, chaque année, les paquebots émettent plus de 7 millions de tonnes de CO2 en Europe. Soit des rejets de polluants atmosphériques comparables à ceux d'un milliard de voitures. Une évaluation quasiment similaire à celle de l'ONG Transport & Environnement, dans une étude publiée à l'automne 2024.
