Alors que la situation s’améliore progressivement au Royaume-Uni, Boris Johnson a présenté lundi sa stratégie pour entrouvrir les frontières. Grâce à l'avancée rapide de la vaccination et au confinement, le pays enregistre en effet désormais moins de 5000 cas et 50 décès par jour. Il compte 3500 patients atteints du Covid-19 dans ses hôpitaux. C’est 10 fois moins qu'au début de l'année.
Un système de feu tricolore
Une amélioration de la situation sanitaire qui donne de nouveau des envies de voyage aux Britanniques. Les appels à profiter du "Great British Summer" avec des vacances locales ne convainquent visiblement pas tous les habitants du pays le plus touché en Europe par le Covid-19 (près de 127000 morts) qui se rendent massivement l'été sur les plages de Méditerranée. Mais pour l'heure, ils devront encore patienter. "Nous ne voulons pas voir le virus réimporter dans ce pays depuis l'étranger, a justifié Boris Johnson. Il y a une résurgence dans certaines parties du monde", a-t-il ajouté. "Nous n'y sommes pas". Les voyages à l'étranger sont interdits en l'état au moins jusqu'au 17 mai, sauf raisons essentielles. Le gouvernement a toutefois présenté les grands principes encadrant les futurs voyages. Ils reposeront sur un système de feu tricolore pour classer les pays selon le degré d'avancement de leur vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants inquiétants. Ainsi, les destinations vertes seront exemptes de quarantaine au retour - un test avant le départ et après l'arrivée sera toutefois requis -, contrairement aux pays orange (tests et quarantaine à la maison) et rouge (arrivées limitées aux résidents, coûteuse quarantaine à l'hôtel et tests).

