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Coup de frein

« Le train est de retour » a prévenu le président de la SNCF Guillaume Pepy, récemment devant la presse. Gros investissements à marche forcée pour faire progresser le chiffre d’affaires de 24 Mds à 36 Mds € d’ici 2012, plan d’économie de 100 M€ et gains de productivité pour affronter dans deux ans la concurrence, le transporteur ferroviaire fait feu de tout bois.

Quel contraste avec les compagnies aériennes qui redoutent une crise que d’aucuns prédisent aussi forte que celle survenue après le 11-Septembre! Déjà, Iberia et British Airways ont annoncé, en début de semaine, le retard de leur fusion, « en raison de la dégradation de la situation du secteur », selon Willie Walsh, le président de British Airways, tandis que d’autres comme Lufthansa éprouvent le besoin plus que pressant de consolider leurs positions en Europe.

Pour les compagnies classiques, la situation est d’autant plus inquiétante que les low cost s’invitent dans les GDS (voir notre enquête), histoire de grappiller des parts de marché sur le segment Affaires, chasse gardée des compagnies majors… et de la SNCF. Car à y regarder de plus près, la Société nationale a beau jeu de se voir en alternative de l’avion en temps de crise.

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Les plateaux d’affaires comme Carlson ou Amex le constatent comme un fait structurant. Mais cette fois-ci, le krach financier, qui sanctionne déjà le voyage d’affaires, pourrait également toucher la SNCF toujours en attente d’un quelconque report de clientèle à son profit.

Du coup, les grands travaux de ?Destination 2012?, à peine lancés, sont-ils eux aussi menacés. À moins de trouver des ressources supplémentaires, notamment en augmentant le prix des billets. Ce ne serait pas une mauvaise nouvelle pour les agences, si, entre l’obligation d’afficher un tarif compétitif – concurrence oblige – et celle de financer ses ambitions, la SNCF n’allait pas mettre la pression sur la rémunération des revendeurs.

Cédric Néau
Rédacteur en chef adjoint

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