La mesure a été officialisée dans le courant de l’été : le 1er janvier 2019, le taux de commission appliqué au remboursement des chèques-vacances passera à 2,5%, contre 1% auparavant. Une nouvelle pas du goût de tous les professionnels : la confédération des Acteurs du Tourisme s’était ainsi insurgée, début août, contre cette hausse imposée “sans concertation avec les professionnels du tourisme”. Une nécessité, plaide de son côté Philippe Laval, le directeur de l’ANCV, indiquant que cette hausse viendra notamment soutenir le plan de transformation de l’agence, afin de lui permettre d’engager un vaste chantier de modernisation. "Nous sommes dans une vraie logique de transformation du modèle, explique-t-il. Notre ambition, c’est d’apporter plus d’affaires aux professionnels du tourisme, tout en favorisant les départs en vacances des plus fragiles, ce qui reste notre mission première”.
Bientôt des chèques-vacances dématérialisés
L’agence planche ainsi sur la dématérialisation des chèques-vacances. "Nous allons lancer les expérimentations dans quelques mois, pour une ouverture au public courant 2020”, détaille Philippe Laval. Ce dispositif reposera sur une solution applicative utilisable pour les paiements à distance et en face à face, qui devrait permettre de fluidifier les process et de réduire le temps de traitement du côté des professionnels. L'objectif est aussi d'élargir le nombre de bénéficiaires, en touchant notamment les jeunes, en demande d'outils numériques. Ces outils devraient également permettre de cibler un plus grand nombre de professionnels adhérents - 200 000 actuellement - en incitant notamment les pure-players, jusqu’ici rebutés par le traitement de titres papier, à rejoindre un dispositif pouvant s’inscrire à 100% online. Au fur et à mesure, les professionnels du tourisme seront connectés à la technologie développée par l’ANCV.
