AirAsia X revient en Europe et mise sur un hub à Bahreïn
La branche long-courrier d’AirAsia effectue son retour sur le marché européen et proposera, à partir du 26 juin 2026, une liaison entre Londres-Gatwick et Kuala-Lumpur, avec une escale à Bahreïn.
La low-cost malaisienne avait cessé de desservir Londres en 2012, faute de rentabilité sur ses vols long-courriers. Mais a annoncé, le 11 février 2026, son grand retour sur le continent européen, une « étape monumentale dans la stratégie d’expansion mondiale de la compagnie aérienne », indique un communiqué.
« L’objectif réel n’est pas seulement Londres »
Car les choses seront faites différemment cette fois-ci. Si AirAsia X reliait Kuala Lumpur à Londres en vol direct entre 2009 et 2012, elle fera cette fois-ci escale à Bahreïn. Pit-stop oblige en raison de l’appareil emprunté, un Airbus A330-300.
Mais c’est aussi une escale stratégique pour la compagnie, qui entend faire de Bahreïn un hub stratégique, et une porte d’entrée entre l’Asie du sud-est, le Moyen-Orient et l’Europe. Le groupe propriétaire d’AirAsia X, Capital A, avait d’ailleurs signé une lettre d’intention avec le ministère des Transports du royaume en novembre 2025.
Un vaste réseau long-courrier en perspective
Au cours des huit prochaines années, AirAsia prévoit ainsi de baser progressivement une centaine d’appareils à Bahreïn – dont 50 A321XLR, commandés en juillet 2025 à Airbus. L’objectif : « reproduire en intercontinental ce que nous avons réussi en Asie », explique Tony Fernandes, directeur général de la maison-mère. « L’objectif réel n’est pas seulement Londres », concède le dirigeant. « Nous voulons faire voler des A321 plusieurs fois par jour vers Bahreïn, puis connecter depuis là des villes secondaires d’Asie, d’Afrique et d’Europe. »
Londres-Gatwick n’est ainsi que la première pierre du réseau long-courrier qu’AirAsia X espère construire. La compagnie évoque déjà des liaisons vers plusieurs villes européennes (Cologne, Prague), ainsi que des destinations africaines – en Egypte, Tanzanie, au Kenya ou au Maroc. Elle espère ainsi convaincre les voyageurs d’Asie du sud-est dépendant d’une offre low-cost. « Mon objectif est de stimuler un nouveau marché », assume Tony Fernandes. « Nous pénétrons un terrain de jeu de 3 milliards de personnes, dont la plupart ne sont jamais allées en Europe. »
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