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Air France se préparerait à recruter 500 PNC pour Boost

Alors que les syndicats d'Air France, qui font face à des querelles internes, sont vent debout contre le projet Boost, Air France s'apprêterait à recruter des hôtesses de l'air et stewards pour sa compagnie à bas coûts.

Selon les informations du Journal du Dimanche du 21 mai, Air France serait déjà en train de préparer une campagne de recrutement pour embaucher des hôtesses de l’air et stewards.

Pourtant le projet Boost n’est pas encore validé par les pilotes, qui doivent l’approuver par un référendum, et les syndicats PNC et sol sont majoritairement contre le projet. Mais la direction d’Air France l’a dit et répété : Boost, la future compagnie aérienne "low cost" du groupe qui doit permettre de faire passer dans le vert les lignes aériennes déficitaires, devra se faire coûte que coûte.

La compagnie sortira d'ici la fin de l'année

La direction et notamment Zoran Jelkic,  le directeur général France d'Air France, nous avait annoncé il y a peu un début des opérations pour Boost avant la fin de l’année pour le moyen-courrier et avant l’été 2018 pour le long-courrier. Le déploiement démarrera sur les liaisons européennes, "dans une logique purement économique", avait-il précisé.

Les lignes moyen-courriers devraient ainsi intégrer les GDS à la fin de l'été, sous réserve toutefois de la réussite des négociations. Les lignes long-courriers, elles, devraient être ouvertes à la vente cet automne, pour les lignes exploitées pendant l’été 2018. La flotte long-courrier sera constituée de 10 A350 et de 18 A320 et A321.

Des démissions au sein des syndicats

Toujours selon le JDD, ce ne serait pas moins de 500 hôtesses de l’air et stewards qui seraient embauchés dans un premier temps. C’est là une des principales sources d’économie prévue par le projet Boost, avec des PNC embauchés en externe et des conditions moins intéressantes que celles de leurs collègues déjà en poste à Air France. La rémunération devrait être 40% inferieure. Les pilotes seront détachés d’Air France mais eux voleront aux conditions Air France.

Pour l’instant, les syndicats d’Air France n’ont pas encore réagi. Mais ils doivent également faire face à  des querelles importantes. Le jeudi 18 mai dernier, le bureau exécutif national du syndicat des pilotes de ligne français, en désaccord avec sa branche Air France au sujet du projet Boost, a décidé de démissionné. Dans un courrier adressé à ses adhérents, Erick Derivry, président du SNPL a ainsi révélé son départ ainsi que celui de 10 autres dirigeants du bureau national, parlant d'une "dérive totalitaire de certains présidents de section". Lundi 22 mai, La Tribune a annoncé la démission de la secrétaire générale du SNPL d’Air France, Véronique Damon, pour des "raisons personnelles".