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Air France-KLM reste déficitaire en 2014

Air France-KLM a publié une perte nette de 198M€ et un résultat d'exploitation négatif, en raison de la grève de pilotes de septembre. Son PDG, qui a présenté les résultats ce matin, se montre très prudent concernant 2015.

A l'issue de l'exercice 2014, le groupe a publié un résultat net déficitaire de 198 millions d'euros, contre 1,82 milliard en 2013. Le résultat d'exploitation a reculé de 130 millions d'euros en 2013 à -129 millions l'an passé. Le chiffre d'affaires a pour sa part reculé de 2,4% à 24,9 milliards d'euros.

L'impact de la grève estimé à 425M€

Ces pertes sont toutefois essentiellement dues à la grève des pilotes, qui a perturbé le trafic pendant 15 jours au mois de septembre, d'après la direction. L'impact du conflit est estimé à 425 millions sur le résultat d'exploitation. La perte d'exploitation de la compagnie aérienne Air France s'est donc finalement élevée à 314 millions, contre 174 millions en 2013.

Baisse des coûts et des recettes

Hors effet grève, Air France-KLM souligne avoir réduit pour la troisième année consécutive ses coûts unitaires (-1,7% en données comparables). Ils auront baissé de 8% entre 2011 et 2015, à moins de 4,6 cts par siège-kilomètre-offert, a précisé le PDG du groupe, Alexandre de Juniac. Les autres coûts sont plutôt stables, la variation des taux de change annulant la baisse de la facture carburant.

"L'environnement économique a sensiblement évolué puisque, après plusieurs mois de stabilité de la facture pétrolière, le pétrole a commencé à baisser de manière significative ainsi que l'euro, modifiant assez sensiblement les paramètres de notre activité économique", a par ailleurs noté Alexandre de Juniac.

L'Amérique du Nord toujours trés rentable

"L'environnement économique a été difficile et contrasté", a résumé Alexandre de Juniac. "Certaines régions du monde connaissent des difficultés économiques assez sensibles comme par exemple l'Amérique latine, ou des crises plus structurelles comme Ebola en Afrique (…). Contrasté parce qu'il y a des zones où le trafic se tient bien : l'Atlantique Nord, qui est pour nous une source importante de revenus et de rentabilité (…) et inversement l'Asie, du fait de surcapacité importante (…), connaît elle des baisses de prix importantes".

De fait, en 2014, la recette unitaire diminue de 0,6% à périmètre identique. Dans le détail, le groupe affiche une hausse de la recette unitaire (RSKO) sur le moyen-courrier point à point de 7,5%, grâce à une baisse des capacités de 12,8%. Mais le RSKO est en baisse sur l'Amérique latine (-6,2%) et en Asie (-0,5%), ce qui entraîne un tassement global (-0,1%) sur le long-courrier.

Pas de prévisions pour 2015 ?

S'agissant de 2015, Air France-KLM a refusé de formuler des prévisions. "Nous avons été instruits par les années précédentes à être prudents. Dans les chiffres que nous avons — les réservations, les perspectives économiques, les évolutions de marchés–, nous n'avons pas de raisons d'être excessivement optimistes. Nous sommes très très prudents", a déclaré Alexandre de Juniac.

Plusieurs élements vont impacter positivement la compagnie en 2015. A commencer par la baisse attendue de la facture carburant de 8,9 milliards de dollars à 7,4 milliards, soit 300 millions d'euros d'économies en prenant en compte l'effet change, mais aussi la diminution prévisible des coûts unitaires de 1% à 1,3%, soit près de 300 millions également, notamment avec le départ de 1300 salariés dans l'année.

Maîtrise des capacités et baisse des investissements

Toutefois, le recul des recettes unitaires entamé l'été dernier pourrait pénaliser la compagnie sur 2015. "La baisse de la facture carburant sera presque entièrement compensée par la pressions sur les recettes unitaires et les effets de change en 2015, a précisé Alexandre De Juniac.

"On a souhaité (…)  prendre toutes les options qui nous permetraient de maintenir nos objectifs financiers en 2015 (…). On a également proposé d'être encore plus strict sur les capacités (…) de limiter la croissance à un peu moins de 1% sur le long-courrier", a ajouté Frédéric Gagey, le patron d'Air France. Outre ces efforts de capacités, le groupe a également revu ses projets d'investissements à la baisse.

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