Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Air Caraïbes ne veut pas de plan social chez Corsair

Le groupe Dubreuil va conserver les deux marques, alors qu'une nouvelle société sera créée dans deux ans pour accueillir 11 A350 et des salariés plus productifs.

Le groupe Dubreuil, actionnaire de la compagnie aérienne Air Caraïbes, a confirmé ce vendredi le rachat de 100% de Corsair International au groupe de tourisme TUI France pour un montant "confidentiel". Le projet devrait être finalisé en juin, après une recapitalisation de Corsair par TUI France qui dépasserait les 150 millions d'euros.

"Corsair deviendra une filiale à 100% du groupe Dubreuil, une compagnie soeur gérée de la même manière qu'Air Caraïbes", a déclaré Jean-Paul Dubreuil. La priorité du groupe sera de faire de Corsair une compagnie rentable "dès la première année", grâce à l'optimisisation des destinations et des fréquences et à des synergies sur les achats ou la maintenance.

Pas de plan social

Il a précisé que la marque serait conservée ainsi que "toutes les routes actuelles" et qu'il "n'y aura pas de plan social". "On a besoin de tous les effectifs. Quand il y a des doublons, soit on se creuse la tête (…) soit on se dit qu'on va pouvoir aller chercher plus de clients", a ajouté Marc Rochet, le président du directoire d'Air Caraïbes, et bientôt également de Corsair.

Des "départs volontaires" sur certaines fonctions administratives ou au sol pourraient toutefois avoir lieu selon les salariés. Et Marc Rochet a précisé que "les accords PNT (NDLR : accords collectifs des pilotes) historiques de Corsair ont peu d'avenir".

11 A350 d'ici 2024

Mais le grand changement dans ce nouveau pôle aérien sera l'arrivée, à partir de décembre 2016, des A350. 11 appareils devraient être livrés d'ici 2024 et Marc Rochet a annoncé la création d'une nouvelle structure pour opérer ces appareils, qui facturera des heures de vols aux deux filiales autre filiales. Parallèlement, les 3 Boeing 747 de Corsair sortiront de la flotte en 2017 et les A 330-300 partiront au fur et à mesure des arrivées des nouveaux appareils.

Les représentants syndicaux sont pour l'instant défavorables à ce projet et estiment qu'il n'ont aucun certitude sur la pérennité de leurs emplois et de leurs conditions de travail.

Hausse de la productivité

Si la productivité du personnel navigant chez Air Caraïbes approche les 750 heures, elle est moindre chez Corsair, notamment car son réseau est plus diversifié avec des rotations sont différentes (Océan Indien, Afrique) .Or l'ambition de Marc Rochet, qui déplore "un environnement social et réglementaire extrémement complexe" et "l'empilement des accords collectifs" est d'approcher une productivité de 800 heures.

Cette nouvelle structure, comme à l'époque avec la création d'Air Caraïbes Antlantique pour les vols long-courriers, permettrait donc de "partir d'une page blanche" pour augmenter la productvité sans avoir à renégocier les accords existants. "Nous ferons appel aux volonntaires (…). Je pense qu'il y aura plus de volontaires que de places", estime Marc Rochet.

Un pôle aérien leader sur les Antilles

Les deux compagnies vont représenter "un pôle aérien 100% français" qui regroupera 2 000 collaborateurs, disposera d'une flotte de 15 avions, avec un chiffre d'affaires de 830 millions d'euros. Ce sera aussi 2,4 millions de passagers transportés par an et une part de marché supérieure à 50% sur l'axe Métropole Antilles.

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique