Biocarburants pour l'aérien : entre miracle climatique et mirage industriel Premium

Alors que Singapour deviendra cette année le premier pays au monde à taxer directement les passagers aériens pour financer l'achat de carburants d'aviation durables (SAF), la filière peine de plus en plus à se structurer. Entre ambitions climatiques affichées, voire imposées, et réalités industrielles, le secteur aérien se tient sur une mince ligne de crête.

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Pierre Georges

Pierre Georges

8 avril 20268 min de lecture

Biocarburants pour l'aérien : entre miracle climatique et mirage industriel
Un membre d'équipage se tient à côté d'un Airbus A380-800 d'Emirates, dont l'un des moteurs est alimenté à 100 % par du Carburant d'Aviation Durable (SAF), avant un vol de démonstration à l'aéroport international de Dubaï, le 22 novembre 2023.© Giuseppe CACACE / AFP

C'est une première mondiale : le 1er octobre 2026, Singapour introduira une taxe pour les passagers aériens permettant l'achat direct de carburants d'aviation durables, plus connus sous l'acronyme SAF (Sustainable aviation fuels ou carburants durables). Échelonnée de 0,77 dollar en classe économique régionale à plusieurs milliers de dollars pour les jets privés, son obje...

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