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Aéroports de Paris : une grève du vendredi 18 au dimanche 20 juin

Dans les aéroports de Paris, un préavis de grève a été déposé par la CGT ADP et l’Unsa pour les journées du 18 au 20 juin et du 1 au 5 juillet.

La CGT et la CFE-CGC d’Aéroports de Paris (ADP) ont déposé un préavis de grève pour le week-end du 18 au 20 juin pour protester contre le plan d’adaptation des contrats de travail (PACT) qui doit entraîner des baisses de salaire afin de faire face à la crise du Covid.

Une grève est déjà prévue à l’appel de tous les syndicats du 1er au 5 juillet mais « les personnels ont fait savoir qu’ils voulaient commencer des actions dès à présent », a rapporté Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT.

Une manifestation est également prévue vendredi matin sur le terminal E. « C’est surtout le secteur des pompiers et de la sûreté aéroportuaire », qui souhaite mener des actions avant le mois de juillet « mais dans l’ingénierie tout le monde est d’accord », a précisé Daniel Bertone.

« Un mois de salaire » perdu

Le projet PACT prévoit de supprimer certaines primes « qui vont conduire à ce que d’ici 2023, un certain nombre de personnes pourraient perdre entre 1, 2, 7% au maximum de leur rémunération », a indiqué le PDG d’ADP Augustin de Romanet samedi sur Europe 1.

Les organisations syndicales évoquent, elles, des baisses de revenus pouvant aller jusqu’à « un mois de salaire » et des mobilités géographiques contraintes. En cas de refus, les salariés s’exposent à un licenciement dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que les organisations syndicales contestent également. En décembre, elles avaient signé un accord pour une rupture conventionnelle collective (RCC) aboutissant à 1.150 départs dont 700 non remplacés.

Les « horaires décalés » premières victimes

« C’est surtout les personnels en exploitation » chargés du cheminement des passagers, du trafic ou de la sécurité « qui ont beaucoup à perdre dans cette histoire », détaille Rachid Eddaidj, de la CFE-CGC. « Ce sont en général des personnels qui travaillent en horaires décalés », explique-t-il. Ils sont donc obligés de venir au travail en voiture et seraient particulièrement touchés par la suppression de l’indemnité kilométrique.

Interrogé sur Europe 1 pour savoir si le mouvement de grève allait engendrer des perturbations alors que le secteur aérien repart en France, Augustin de Romanet a répondu qu’il allait « faire tous les efforts pour que la réponse soit non ». Cet été, ADP espère accueillir 14 millions de passagers sur ses plateformes d’Orly et de Roissy.

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