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Environnement : comment l’aérien allège son empreinte

Easyjet a profité du survol de l’aéroport parisien par l’un de ses A320neo, mardi matin, pour réunir différents acteurs de l’aérien et faire le point sur les initiatives environnementales existantes.

« Vu le poids de notre compagnie, nous avons une responsabilité importante », lance d’emblée François Bacchetta, le directeur général d’EasyJet en France et au Benelux, dans le pôle Innovation du siège social du groupe ADP.

Avec près de 2000 vols par jour en haute saison, et très certainement plus de 90 millions de passagers transportés en Europe en 2018, EasyJet a, en effet, intérêt à réduire son empreinte écologique. « Évidemment, le transport aérien pollue, c’est indéniable. Mais nous investissons beaucoup dans la recherche, avec nos partenaires, pour trouver des solutions. Chaque kilo gagné, c’est moins de carburant consommé et donc moins d’émission de CO² », précise François Bacchetta.

Ainsi, en plus d’acquérir les avions les plus performants disponibles – EasyJet devrait recevoir une centaine d’A320Neo d’ici 4 ans pour enrichir sa flotte – des dizaines de petits gestes sont adoptés par la compagnie, permettant de réduire le poids d’un appareil. Du changement de siège (-600 kilos) au « cockpit sans papier » (-27 kilos) en passant par le déshumidificateur d’air en cabine, ce sont « plein d’économie à la marge qui, cumulées sur une année, nous permettent de réduire nos émissions de CO² de façon notable ».

S’inspirer de la F1

Évidemment, les aéroports comme les compagnies aériennes attendent aussi l’émergence de nouvelles technologies. Par exemple, EasyJet travaille avec Safran à la récupération de l’énergie produite par les freins de l’avion – une technologie venue de la Formule 1 – pour alimenter les taxis d’aéroport. « Sur une plate-forme comme Charles De Gaulle, où le temps moyen de taxi jusqu’à la piste de décollage atteint 10 minutes, les économies seraient importantes », poursuit François Bacchetta.

Et les grands avionneurs et industriels n’hésitent pas à soutenir de jeunes talents aux idées fraîches. Ainsi, Airbus et Safrans, ainsi que Bpifrance, ont investi dans la start-up Safety Line, qui propose d’utiliser les données récoltées pendant chaque vol pour optimiser la consommation de carburant. « La big data peut nous permettre d’économiser jusqu’à 10% de carburant pendant la phase de montée de l’avion », explique Pierre Jouniaux, le fondateur de Safety Line. « C’est notre idée : l’innovation ne doit pas forcément révolutionner les choses mais nous permettre d’optimiser notre activité et donc notre impact sur l’environnement ».

Ainsi, l’A320Neo, qui réunit les dernières technologies de pointe en matière d’aérodynamisme, permet de réduire de 15% la consommation de carburant par vol. Et autant d’économies à prévoir pour les compagnies aériennes… qui ont déjà commandé plus de 6000 exemplaires à Airbus.

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