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À quand une hôtellerie durable à Paris ?

L’Office de tourisme du Paris accompagne les professionnels à travers son programme Pour un hébergement durable à Paris.

Paris, première destination mondiale dans le premier pays touristique, est-elle une destination durable ? « On peut se déplacer en Vélib’, en métro, trouver des restaurants bio, des produits équitables ou des activités solidaires. Mais l’offre d’hébergements durables est limitée », explique Olivia Robert, directrice des partenariats et du développement durable à l’Office du tourisme de Paris. De fait, sur le site Internet de l’OT, on ne trouve que 38 établissements labellisés, (Clef Verte, Green Globe, Ecolabel, Iso 1 400 ou HQE), sur plus de 1 500 soit moins de 3 %. Alors que la moyenne nationale est d’environ 7 %.

Consciente de son retard, la capitale a donc mis en place un programme d’aide et d’accompagnement des professionnels, baptisé Pour un hébergement durable à Paris. À l’instar de plusieurs départements comme le Var ou de régions comme la Bretagne, l’OT propose aux hôteliers un audit de leur établissement et un outil d’auto diagnostique gratuit.

LA FISCALITÉ ÉCOLOGIQUE, UN MOYEN ÉQUITABLE ?

La démarche, soutenue notamment par Atout France et l’UMIH (Union des métiers et des industriels de l’hôtellerie), permet aux hôteliers d’évaluer leur durabilité sur différents critères : consommations d’eau ou d’électricité, politique de déchets, achats responsables… L’OT accompagne également les professionnels dans leurs démarches de progrès avec des réunions d’information qui permettent d’échanger les bonnes pratiques en matière de gestion des déchets, de l’énergie, de l’eau… En février, 45 hôteliers devraient avoir adhéré à la démarche, en signant la Charte pour un hébergement touristique durable à Paris. « On sensibilise les hôteliers avec des réunions d’information, on les rencontre. Il y a beaucoup de travail », explique Olivia Robert. Les hôteliers parisiens sont confrontés à certaines difficultés propres à la capitale. « Les trois principaux problèmes sont la gestion des déchets, les contraintes du bâti – améliorer l’efficacité énergétique dans de vieux bâtiments est très cher – et l’approvisionnement en produits locaux », détaille Olivia Robert.

Franck Laval, pionnier de l’hébergement touristique durable et directeur du Solar Hôtel, se félicite de cette initiative mais souhaiterait que les autorités aillent plus loin : « on a 1 % d’hôtels labellisés en France. On avance beaucoup trop lentement ». Seule solution, pour lui, jouer sur la fiscalité. « Je vais proposer qu’on réduise ou que l’on supprime la taxe de séjour pour les hôtels engagés », annonce-t-il. La fiscalité écologique, seul moyen de rétablir l’égalité entre ceux qui investissent pour réduire leur impact sur l’environnement, et les autres, n’a pas été mise en place au niveau national. Mais les municipalités, les départements, et les régions, disposent de leviers qui pourraient leur permettre d’accompagner les professionnels sur leurs territoires.

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