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A Paris, Booking supprime des locations saisonnières

Booking a décidé d’appliquer la mesure que Paris réclame : le simple retrait des locations saisonnières hors la loi.

Depuis le 1er décembre, l’enregistrement en mairie est obligatoire pour les locations saisonnières de la ville de Paris. Mais nombre de propriétaires font de la résistance, et Booking a du coup décidé de les supprimer de son inventaire. « Nous avons pour l’instant retiré 20% des annonces à Paris », explique Vanessa Heydorff, DG France, Espagne et Portugal de Booking.com. Au total, la filiale de l’américain Priceline est ainsi passée de 5000 à 4000 locations saisonnières. Rappelons que Paris menace d’attaquer Airbnb et quatre de ses concurrents (Abritel, Windu, ParisAttitude et Sejourning) en justice s’ils ne retirent pas immédiatement les milliers d’annonces illégales qui figurent sur leurs sites internet.

Avant de sévir, Booking a envoyé un mail à ses partenaires, pour les informer de la nécessité de s’enregistrer. « Mes équipes ont également appelé un à un les partenaires. Nous avions un devoir de pédagogie pour expliquer les démarches à suivre afin d’être en conformité avec la loi. »

Vers un blocage à 120 jours

S’agissant de la limite des 120 jours pour une résidence principale, le géant de la réservation hôtelière teste une « barre de progression », soit un indice du nombre de nuitées réservées dans l’année pour chaque propriétaire. En vue de bloquer le processus de réservation sitôt le cap des 120 jours atteint ? « Nous respecterons la loi, répond Vanessa Heydorff. Booking s’engage à se conformer à la réglementation décidée par les gouvernements et municipalités, en France comme à l’étranger. » La plate-forme a ainsi retiré 10% des locations saisonnières au Portugal, suite à l’obligation d’enregistrement au 1er juillet 2017. Mais aussi 30% des appartements et des maisons aux Baléares en Espagne, pays où il faut désormais disposer d’une licence.

En France, le travail d’apaisement avec les autorités continue. « Depuis plusieurs semaines, nous rencontrons les grandes municipalités. » Booking adopte une démarche proactive et volontaire, ce qui est au demeurant plus facile que pour Airbnb : les locations de vacances sont largement minoritaires dans ses 1,55 million de logements, leur suppression partielle ne la fragilisera pas, par exemple.

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