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Open Sky en Tunisie : opportunité ou risque pour les TO ?

La libéralisation du ciel marocain a favorisé la désinterdémiation. Qu’en sera-t-il en Tunisie ? Nous avons interrogé les tour-opérateurs français.

La libéralisation du ciel marocain a favorisé la désinterdémiation. Qu’en sera-t-il en Tunisie ? Nous avons interrogé les tour-opérateurs français.

La signature de l’Open Sky, qui devrait entrer en vigueur courant 2018, peut créer une nouvelle dynamique pour la Tunisie et sa relance. Selon les chiffres fournis par l’Union européenne, 800 000 passagers supplémentaires pourraient atterrir dans le pays d’ici cinq ans.

Opérateur historique de la destination jusqu’à la désaffection du marché français, amorcée en 2011, Ôvoyages voit la nouvelle d’un bon œil. « L’Open Sky, c’est bon pour la destination mais aussi pour tous les acteurs du tourisme. En ce qui concerne l’activité TO, c’est tout bénéfice, à condition d’opérer comme un vrai TO, c’est-à-dire en affrétant des vols charters », estime Raouf Ben Slimane, le PDG et fondateur du voyagiste.

Des prix bas chez les TO engagés pour l’été ?

Un constat en partie partagé par Hosni Djemmali, le président du groupe Sangho. « Il y a peut-être un risque pour les TO qui n’affrèteront pas. En effet, l’été, les prix de l’aérien explosent toujours sur la destination. Seuls les TO qui s’engageront pourront être compétitifs au niveau tarifaire pendant cette saison. A moins que la concurrence entre les compagnies ne fasse chuter les prix… »

Axel Mazerolles, le directeur général de l’ambitieux FTI Voyages, se réjouit de voir le ciel tunisien s’ouvrir. « C’est une nouvelle très positive. Cela va redistribuer les cartes en Tunisie pour les opérateurs. Nous n’étions pas encore sur le marché quand elle était la destination préférée des Français (FTI a ouvert une filiale en France en 2012, Ndlr). Nous sommes les spécialistes du forfait dynamique. Les clients veulent du choix, de la flexibilité et des petits prix, et cela sera encore plus le cas pour la Tunisie. »

Raouf Ben Slimane, lui, mouille déjà sa chemise : Ôvoyages parie sur de gros engagements, et particulièrement dans le domaine aérien. « Si on ne propose la destination qu’en package dynamique, alors, la valeur ajoutée du TO disparaît. Les agents de voyages sauront réserver des vols et un hôtel sans l’aide du TO. Le rôle du voyagiste qui veut soutenir la destination, c’est d’apporter une offre et un canal de vente alternatif. En affrétant largement, nous deviendrons bien plus compétitifs ». Objectif : 10 000 clients en 2018 sur la Tunisie.

Un grand gagnant : le client final

« La libéralisation du ciel ne concerne pas que la Tunisie, c’est une tendance générale, ajoute Hosni Djemmali, du groupe Sangho. On ne peut pas lutter contre ça, alors mieux vaut l’anticiper. Depuis 3 ou 4 ans, nous proposons le package dynamique sur le Maroc, et cela marche très bien. Pourquoi pas en Tunisie ? L’outil est déjà prêt. Tout le monde va en profiter : les compagnies, les tour-opérateurs, les hôteliers, et le tourisme tunisien en général. Mais surtout le client final, qui n’aura jamais eu autant de flexibilité et de possibilités sur la destination ».

« Ce qui est satisfaisant, c’est de savoir que la destination va pouvoir repartir, même si je pense qu’il faudra encore deux saisons pour retrouver des volumes intéressants. D’une façon globale, le marché repart, l’économie va mieux, et tout le monde en profite. Ça fait vraiment du bien », conclut Axel Mazerolles. A charge maintenant pour les professionnels d’être très compétitifs. Sinon, les consommateurs pourraient être tentés de réserver un vol d’un côté, et un hébergement de l’autre, comme le font de nombreux Français quand ils s’envolent pour Marrakech.

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