Selon la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), les conditions générales de prestations de Booking comportaient "des clauses manifestement déséquilibrées au détriment des hôteliers français". L'organisme critiquait surtout des clauses portant atteinte, selon lui, à la liberté tarifaire des établissements sur leur propre site, par rapport aux prix proposés sur Booking.com. Le leader mondial de la réservation hôtelière avait jusqu'au 31 décembre 2025 pour modifier ces "clauses et pratiques non conformes". Et ce, sous peine d'une amende pouvant atteindre "69,35 millions d'euros" par jour.
Les clauses modifiées depuis jeudi 29 janvier
Booking.com a modifié ses clauses le 29 janvier 2026, explique la DGCCRF dans un communiqué. L'organisme indique toutefois rester "vigilant sur la conformité des clauses et sur leur application effective". "La DGCCRF a enquêté sur les relations commerciales entre les hôteliers français et les plateformes de réservation afin de s’assurer de la loyauté de ces échanges, indiquait-elle en juillet 2025. Trois des quatre plateformes contrôlées posaient problème en raison de non-conformités au regard de la règlementation européenne ou de conditions déséquilibrées imposées aux hôteliers."


