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Le tandem Le Drian-Lemoyne prend les commandes du tourisme

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Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne, le 10 juillet à Giverny
Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne, le 10 juillet à Giverny
© Linda Lainé

Jean-Yves Le Drian est devenu le boss du tourisme, se posant en héritier de Laurent Fabius. Jean-Baptiste Lemoyne tient le rôle de bras droit.

C’est depuis Giverny, en Normandie, que Jean-Yves Le Drian a tenu son premier discours sur le tourisme le 10 juillet. L’occasion pour le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de fixer les objectifs de la destination France, mais aussi de présenter son bras droit : Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat qui, lui aussi, gèrera différents portefeuilles dont le Tourisme. Exit, donc, le projet d’une personne dédiée à la filière, tel que promis aux Primaires du tourisme.

"Je souhaite que Jean-Baptiste (Lemoyne) soit le relai fort de l’activité de mon action au ministère". Un numéro 2 du Tourisme, que le ministre présente comme "un interlocuteur efficace et déterminé".

100 millions en 2020

"Avec 83 millions de visiteurs internationaux accueillis en 2016, la France a démontré sa capacité de résilience", a aussi souligné Jean-Yves Le Drian.

Si l’année écoulée s’est soldée par une perte de 2 millions de touristes, en raison surtout des attentats, 2017 s’annonce sous une meilleure étoile. Au regard des arrivées du premier semestre, la destination table sur un record de 88 à 89 millions de visiteurs étrangers en 2017, soit une hausse de 5% à 6% versus 2016. Et à plus long terme ? "Pour le tourisme de notre pays, j’ai un cap clair : atteindre 100 millions de visiteurs en 2020, et générer 50 milliards d’euros de recettes à l’horizon 2020. L’objectif est ambitieux, mais à notre portée", avec 300 000 emplois nouveaux à la clé.

Augmenter les revenus générés par le secteur, qui ont atteint 41,4 milliards d'euros en 2015, est un vieux dessein. La France a beau être la première destination mondiale, elle n'arrive qu'au quatrième rang en termes de recettes, derrière les Etats-Unis, la Chine et l'Espagne.

Cinq priorités

Cet automne, une conférence organisée avec les professionnels permettra de dresser le bilan de l'été, et de détailler les mesures à venir. Lundi, seules les grandes lignes ont été évoquées, avec des ambitions calquées sur celles de l'ancien gouvernement. Pour soutenir la dynamique engagées depuis 2014 sur les prochaines années, le ministre promet "d'ouvrir" plusieurs chantiers autour de cinq thèmes : la qualité de l’accueil, la formation, le numérique, l'investissement et la sécurité. Et défend l'idée d'un "grand projet" dans chaque région, soutenu par l'Etat.

Citant comme modèle le contrat "Paris-Normandie Impressionnisme", le locataire du Quai d'Orsay veut aussi poursuivre les contrats de destination" (22 dans le pays) initiés par Laurent Fabius. L’objectif, c’est le décloisonnement des acteurs, entre le public et le privé ou deux régions concurrentes par exemple, afin de converger vers des objectifs communs.

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