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Vie Sauvage : Le Quai d’Orsay est moins alarmiste en Afrique francophone

L’enlèvement de sept Français au Cameroun, hier, s’est produit dans une zone peu programmée par les TO français, mais qui n’était pas formellement déconseillée par le ministère des Affaires étrangères. Christian Abily, le fondateur de Vie Sauvage, nous donne son sentiment.

L'Echo touristique : Le Cameroun est-elle une destination que vous programmez ?

Christian Abily : Oui, mais elle est devenue très marginale pour nous, on n’y envoie quasiment plus personne depuis quelques années. Elle subit la concurrence d’autres pays africains, mieux organisés et où l’on voit davantage d’animaux. Le parc de Waza, où ont été enlevés les Français, était une vraie merveille, mais le Cameroun n’a pas su préserver la faune, victime notamment du braconnage.

Le nord du Cameroun n’était pas déconseillé par le Quai d’Orsay. A l’inverse, les TO se plaignent parfois des positions trop restrictives du ministère. La carte des conseils aux voyageurs vous parait-elle fiable ?

Christian Abily : De manière générale, nous essayons de ne pas aller dans les zones rouges des conseils aux voyageurs. Mais le Quai d’Orsay est souvent moins alarmiste en Afrique francophone. Les personnes kidnappées, qui vivaient sur place, étaient à mon avis les mieux placées pour savoir si la situation dans le nord du pays était considérée comme sûre ou pas. Il faut d’ailleurs rappeler qu’il y a depuis longtemps des problèmes de coupeurs de route dans cette zone.

A l’inverse, les restrictions sur le Kenya ne me semblent pas parfaitement justifiées. Le nord du pays, même s’il est peu touristique, est formellement déconseillé depuis l’enlèvement d’un couple d’Anglais et d’une Française [en septembre et octobre 20011, ndlr]. De notre côté, nous pensons que les risques restent extrêmement faibles et si des clients souhaitent aller sur l’île de Lamu, située dans cette zone, nous les y envoyons.

Ces enlèvements au Cameroun peuvent-ils nuire aux autres destinations africaines ?

Christian Abily : Les gens savent de plus en plus faire la part des choses, mais il est possible en effet que cela fasse du tort à d’autres pays. En Tanzanie, qui est notre première destination, 30% de la population environ est musulmane, donc il y a peut-être un risque d’amalgame. Ceci dit, ces dernières années, notre chiffre d’affaires sur l’Afrique est resté relativement stable, autour de 5 à 6 M€.

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