Vers une hausse significative des taxes touristiques en Grèce
Hausse marquée de la taxe de séjour, frais de croisières et haute saison : la Grèce déploie un nouveau dispositif de taxes qui va alourdir le budget des touristes.
La Grèce va modifier sa politique de taxes touristiques – pour en augmenter les revenus – dès le 1er janvier 2025. Trois secteurs sont spécifiquement visés : les locations de courte durée, les hôtels et la croisière. Concernant les locations de meublés touristiques, dont le nombre sera bientôt gelé dans certains quartiers d’Athènes, la taxe journalière passera de 1,5 euro actuellement à 8 euros d’avril à octobre, en haute saison. Pendant les mois d’hiver, la taxe passera à 2 euros contre 0,5 euro actuellement.
La hausse est encore plus marquée concernant les clients des hôtels. Ceux qui séjournent dans des hôtels 1 et 2* paieront entre 1,5 (en basse saison) et 2 euros par nuit (en haute saison). Il faudra débourser entre 3 et 5 euros par nuit pour un hôtel 3*, et de 7 à 10 euros pour les hôtels 4*. Les établissements les plus luxueux, classés 5*, factureront entre 10 et 15 euros de taxe de séjour par nuit et par personne. Contre 4 euros en 2023…
Jusqu’à 400 millions d’euros espérés chaque année
La croisière, qui pourrait battre un record en 2025 en Grèce avec huit millions de passagers attendus en 2025, n’est pas épargnée par ces hausses de taxes. Ainsi, en fonction des ports, les croisiéristes devront débourser entre 5 euros (Athènes, Crète) et 20 euros (Mykonos, Santorin) pour poser le pied à terre.
Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement grec espère collecter jusqu’à 400 millions d’euros dès l’année prochaine, soit plus du double du montant récolté en 2023.
Cette manne est censée servir à la rénovation des infrastructures touristiques grecques, mais aussi à la lutte contre les phénomènes climatiques dévastateurs (incendies, inondations) qui ont frappé la Grèce ces dernières années.
Vers une année 2025 record pour le tourisme
Au niveau local, les professionnels du tourisme s’inquiètent d’une éventuelle perte d’attractivité de la destination suite à ces annonces. La Grèce s’attend toutefois à accueillir jusqu’à 38 millions de touristes internationaux en 2025, ce qui constituerait un record. Le pays est totalement dépendant de l’industrie touristique (22 milliards d’euros de recettes attendues en 2024) depuis son entrée dans une crise de la dette, en 2018. Ce qui oblige le gouvernement à chercher de nouvelles rentrées d’argent… Nous parlons toujours de la Grèce.
Selon les dernières données de la Banque de Grèce, un total de 24,89 millions de touristes étrangers ont visité la Grèce entre janvier et août 2024, générant 15 milliards d’euros de revenus.