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Thomas Cook prévoit un retour à l’équilibre cette année

Après les turbulences qui ont agité le groupe de tourisme depuis 2004, Wim Desmet, vice-président exécutif de Thomas Cook AG, fait le point sur l’avenir de la société en France.

Le plan social de cet hiver a touché combien de salariés ?

d 102 personnes, dont 38 volontaires, ont quitté l’entreprise sur un total de 1 600 collaborateurs. Ce chiffre inclut la fermeture du plateau de production de Noyelles-sous-Lens, regroupé en Belgique avec celui de Gand. Une dizaine d’agences ont ou vont fermer, dont celle de l’avenue de l’Opéra, à Paris, vraisemblablement cet été. Mais cela fait partie de la vie normale d’un réseau d’ouvrir et de fermer des points de vente. Pour ce qui est du successeur de Roland Dumond du Voitel à la tête de Thomas Cook France, son nom sera annoncé dans les prochaines semaines. Le recrutement est en cours de finalisation.

Quelle est la situation de Thomas Cook aujourd’hui ?

d Pour rassurer aussi bien nos équipes que les franchisés, et présenter la stratégie de Thomas Cook sur le marché français, je viens d’accomplir un tour de France, avec des présentations à Strasbourg, Lille, Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille et Rennes. Ces rencontres ont permis de remotiver les troupes et de rappeler que le groupe n’entend pas vendre sa filiale française, tout en démontrant que nous sommes en train de construire un projet unique.

Il est essentiel de faire comprendre aux vendeurs la valeur ajoutée que constituent les TO maison, avec deux positionnements distincts, l’un prix-qualité, avec Neckermann, idéal en entrée de gamme pour attirer les familles et les jeunes, et l’autre qualité-prix, avec Thomas Cook. Ils doivent aussi prendre conscience de l’avantage des outils technologiques que nous avons mis en place, telle la plate-forme Nérus, sur laquelle sont réalisés 80 % des réservations de Thomas Cook et Neckermann, et qui propose de même la production d’autres voyagistes comme Asia, Fram et Kuoni.

Comment se présente 2005 ?

d Notre volonté est de dégager un résultat net positif. Nous sommes en bonne voie pour tenir cet objectif. Le volume d’affaires devrait progresser de 3 à 5 %. Après un hiver étal, lié notamment à la restructuration, l’activité se comporte bien, avec des progressions de 8 à 10 % des ventes tourisme pour l’été. Côté TO, les ventes Neckermann ont bien démarré, aidées également par le réseau Afat Voyages et 170 autres agences partenaires. Au final, nous devrions dépasser le cap des 220 000 clients cette année avec nos trois marques : Thomas Cook, Neckermann et Aquatour. Soit une croissance supérieure à 40 %. Nous sommes même confrontés à un manque de sièges sur certains axes, comme la Tunisie et le Maroc.

Quelles sont vos relations avec le Club Méditerranée ?

d Le réseau Thomas Cook demeure de loin son plus important distributeur. Nous venons de renouveler notre collaboration. Le Club Med est un TO prioritaire, complémentaire de notre production maison depuis le repositionnement opéré par la marque. Il représente encore 23 % du volume d’affaires du réseau, contre 25 % il y a deux ans, et nous avons pour objectif de rattraper le terrain perdu.

Votre réaction au rachat de Havas Voyages par TUI ?

d Thomas Cook a mandaté des cabinets d’avocats pour examiner la transaction. Cela n’a pas dégradé nos relations avec American Express Voyages d’Affaires en France, dont nous restons partenaires au sein du G4 [la marque Havas Voyages appartenait au groupe American Express, ndlr]. Aucun de nos franchisés n’a à ce jour fait part de son intention d’abandonner l’enseigne Thomas Cook Voyages pour Havas Voyages. Un nouveau contrat de franchise leur sera néanmoins proposé fin 2005.

Thomas Cook n’est pas qu’une centrale d’achats. C’est aussi une marque porteuse de valeurs, qui dispose de stocks et de produits permettant de se démarquer de nos concurrents. C’est essentiel dans le contexte actuel. Le développement du réseau se fera à travers la franchise, avec un objectif de 700 points de vente à terme, contre 450 à ce jour, dont 150 franchisés.

Etes-vous inquiet de la fin des commissions ?

d Si 25 % des agences peuvent disparaître dans les années qui viennent, nous considérons être du bon côté de la barrière, avec 60 % de notre activité réalisée via la vente de tourisme. Notre nouveau plan de développement à 3 ans sera prêt en juillet. Notre activité de tour-operating a le potentiel pour dépasser les 500 000 clients à cet horizon. Thomas Cook sera par ailleurs de plus en plus multicanal. Ainsi, dans une semaine, nous lançons le site www.neckermann-voyages.fr.

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