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Tanger

« Il faudrait arriver par la mer pour laisser approcher tout doucement cet « éboulement de cubes de pierres » (Pierre Loti) qui a tant fasciné les artistes… Mais comment résister à la facilité de l’avion ? Deux heures de vol, Tanger est si proche ! Le chauffeur de taxi s’appelle Hassan. Il entretient la conversation dans un sabir qui mêle l’espagnol et le français, et rappelle que le nord du Maroc était, durant la période coloniale, placé

Il faudrait arriver par la mer pour laisser approcher tout doucement cet éboulement de cubes de pierres (Pierre Loti) qui a tant fasciné les artistes… Mais comment résister à la facilité de l’avion ? Deux heures de vol, Tanger est si proche ! Le chauffeur de taxi s’appelle Hassan. Il entretient la conversation dans un sabir qui mêle l’espagnol et le français, et rappelle que le nord du Maroc était, durant la période coloniale, placé sous protectorat espagnol. Des constructions modernes, des grues, une autoroute en chantier, on roule et on ne voit rien de la magie de Tanger… La baie apparaît finalement, bordée d’une promenade qui se donne des petits airs de Croisette avec ses palmiers fraîchement plantés et sa pelouse. Avant, il y avait un mur mais le wali l’a fait démolir, explique Hassan. Un mur ? On ravale ses critiques à propos de la promenade, trop léchée, et on savoure la vue retrouvée sur la mer. Le nouveau wali, qui a déjà fait ses preuves à Marrakech, a été chargé par Mohammed VI de toiletter la ville longtemps délaissée, car Hassan II n’aimait pas le nord de son royaume. Il ne ménage pas sa peine et s’est même baigné dans la baie, l’été dernier, histoire de prouver devant les caméras que la pollution de la plage n’est qu’un mauvais souvenir. On dépasse un terrain vague, site du futur – et encore hypothétique – centre d’expositions de Tanger 2012. C’est l’affaire du moment en ville et à l’approche du verdict des organisateurs de l’Exposition internationale, attendu fin novembre, la fébrilité est palpable : promoteurs immobiliers, association des hôteliers, boutiquiers… Tous sont pour Tanger 2012 et affichent la couleur, avec des pancartes monumentales ou de modestes autocollants.

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