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SoUse combine intelligence artificielle et collaboratif

La MAIF investit pas moins de 7 millions d’euros dans la start-up SoUse, que nous vous présentons.

Sur son site, les échanges avec le voyageur se font via des bulles de conversation. "Un hébergement, un transport, on commence par quoi ?", et "Quand souhaites-tu partir ?" Le robot – ou bot – derrière le site de la start-up répond de manière instantanée, à travers un échange de SMS.

Airbnb, grand absent

Encore naissante, SoUse est déjà connectée à 46 partenaires qui incarnent l’économie collaborative : de HomeAway à Sejourning, de Driiveme à TravelCar. Le grand absent de la plate-forme reste Airbnb. "Nous avons la volonté de promouvoir d'autres acteurs plus confidentiels", précise Elodie Poudevigne, porte-parole, en ajoutant que "des discussions ont démarré avec Blablacar".

La jeune pousse, que nous avons testée, n’accepte pas les fautes d’orthographe (quand on tape appatemznt ou Nante par exemple), et peine à faire remonter certains tarifs comme ceux de HomeAway. Des lacunes de démarrage, que l’équipe devrait corriger au fil de l’eau. Basé sur des algorithmes déterministes, le moteur de recherches peut évoluer de manière autonome, grâce au machine learning.

Un projet d’un salarié de la MAIF

Au niveau du modèle économique, la start-up privilégie deux options : la marque blanche que peuvent adopter des offices de tourisme et des CDT, et le modèle du CPA (coût par acquisition).

Intéressant : SoUse est née sous l’impulsion de la MAIF, désormais actionnaire à 100%. Comment ? Depuis 2015, l’assureur a lancé un programme à destination des collaborateurs du groupe, visant à développer l’intrapreunariat. A travers des ateliers, l’objectif est de faire émerger des projets innovants, de les faire mûrir et, dans certains cas, les excuber. C’est ainsi, qu’Emmanuel Sorel, jusqu’alors conseiller digital, a imaginé un projet combinant intelligence artificielle et économie collaborative, avec des plates-formes fonctionnant de pair-à-pair.

Un investissement sur 4 ans

La MAIF apporte son soutien financier mais aussi logistique, en prêtant des locaux par exemple. "Son investissement s'élève à un montant total de 7 millions d'euros sur quatre ans. Le projet a été initié en début d'année 2016, avec pour objectif d'atteindre 2000 utilisateurs par jour d'ici la fin 2017", indique Elodie Poudevigne.

Financement de Numa, participation à des levées de fond dans des start-up comme Mutum, Drivy ou encore Koolicar et Guesttoguest, ouverture d’un tiers-lieu à Paris, le MAIF Social Club : la MAIF veut définitivement être partie prenante de l'économie collaborative.