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SNCM : la trésorerie est assurée jusqu’en janvier

Les actionnaires de la compagnie ont accepté de verser la trentaine de millions d’euros dont la compagnie a besoin à court terme pour poursuivre normalement ses activités.

La perspective d’une crise financière ouverte à la SNCM est pour l’instant écartée. Alors que la presse avait évoqué, vendredi, la possibilité que la compagnie ne puisse pas payer les salaires du mois d’octobre ni certains de ses fournisseurs, les actionnaires ont confirmé juste avant le week-end leurs engagements financiers.

Ils viennent de valider "leurs contributions pour abonder la trésorerie à la hauteur des besoins exprimés", a averti la direction de la SNCM dans un communiqué publié vendredi après-midi. "La SNCM peut continuer à remplir toutes ses obligations et confirme à tous ses clients que son activité ne sera en rien perturbée", a-t-elle ajouté.

Selon une source proche du dossier, la SNCM a obtenu vendredi l'engagement de Transdev, filiale de Veolia, de verser 17 millions d'euros sur les 30 millions nécessaires au titre d'avance de trésorerie. L'Etat, quant à lui, qui a déjà effectué un versement de 10 millions d'euros, s'apprête à débloquer 10 autres millions, a précisé cette source.

Trandev et l'Etat détiennent 91% du capital

"La trésorerie de la SNCM sera donc assurée jusqu'en janvier et les discussions sur le projet industriel vont pouvoir reprendre dans un climat plus apaisé", s'est félicité Eugène Caselli, le président (PS) de la communauté urbaine de Marseille, où est basé le siège de la compagnie.

Outre Transdev, qui en détient 66%, le capital de la SNCM est détenu par l'Etat (25%) et les salariés (9%). Mais Veolia doit, en principe d'ici à fin octobre, devenir seul maître à bord de la SNCM, en reprenant en compte propre la participation détenue par sa filiale Transdev. Une échéance qui devrait cependant être difficile à tenir.

La compagnie, qui a perdu 14 millions en 2012, est de surcroît sous la menace d'une condamnation de la Commission européenne, qui exige de la France qu'elle recouvre 220 millions d'aides jugées illégales versées entre 2007 et 2013.

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