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Snav : les TO quittent le navire

Après Marmara en juin, Donatello et Kuoni ont quitté le Snav en début de semaine. Une hémorragie qui couvait depuis longtemps.

Entre les TO et le Syndicat national des agences de voyages (Snav), le divorce est consommé. Notre départ du Snav est l’aboutissement d’une longue réflexion. Le syndicat ne répond plus à nos attentes. Cela ne signifie pas que nous nous coupons de nos distributeurs, déclare Emmanuel Foiry, Pdg de Kuoni. Le voyagiste a démissionné du Snav, mardi 17 octobre. Donatello l’avait précédé la veille. Avec Marmara, parti en juin, ce sont donc trois TO de poids qui claquent la porte, un bilan qui pourrait s’alourdir. Ce n’est pas un coup de tête, confirme Antonio D’Apote, Pdg de Donatello. Nous attendions des évolutions qui ne sont pas venues.

Le Ceto considéré plus attrayant

Ces départs ne sont donc pas liés au débat qui a secoué la profession au sujet du nouveau site Firstchoice.fr lancé par Marmara. Georges Colson, président du Snav, avoue lui-même n’être pas surpris. Le malaise éprouvé par les TO au Snav ne date pas d’aujourd’hui. Il y a un transfert d’attractivité vers le Ceto, reconnaît-il. Les démissionnaires estiment que l’association de tour-opérateurs répond mieux à leurs attentes. Ils reprochent également au Snav la lenteur de la réforme de ses statuts et s’y sentent mal représentés.

Georges Colson se défend : Les TO ne se rendent pas compte du travail quotidien réalisé pour eux. Lorsque nous nous battons contre la loi de 1992, lorsque nous défendons Ultramarina sur le plan juridique, lorsque nous atténuons le décret de transparence qui imposait aux TO d’indiquer en brochure le nom d’une compagnie pour leurs charters, lorsque nous négocions la convention collective, nous oeuvrons pour les producteurs.

Le Snav réclame du temps

Amer, le président du Snav s’est aussi expliqué sur la lenteur de la réforme des statuts. Notre projet prévoit de dissoudre le conseil national composé de 54 membres et de les ramener à 12 dans la nouvelle instance. Les familles seront regroupées en trois métiers. Cela suscite des réticences et prend du temps. De plus il y a un blocage sur le mode d’élection du président. Les distributeurs sont opposés à la participation des représentants des régions. Or ceux-ci n’entendent pas céder. Mumtaz Teker, président de la famille des TO au Snav, partage les doléances des partants mais nuance le propos. Le Snav est la seule instance où distributeurs et producteurs peuvent dialoguer. Une commission technique tourisme a été créée pour favoriser ce dialogue. Elle sera coprésidée par Gérard Letailleur, président de Selectour, et un représentant des TO, qui n’a pas encore été désigné.

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