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Salons BtoB du tourisme : la concurrence s’aiguise !

Censés refléter l'état de la profession, les salons dédiés aux professionnels du tourisme se portent mieux que le secteur. De nouveaux entrants tentent même leur chance. Ils jouent la carte de la thématique, de la région, voire celle du virtuel. Mais y a-t-il encore une place pour eux ?

La crise qui frappe de nombreuses entreprises de tourisme semble épargner les salons professionnels. Peut-être même en bénéficient-ils, comme des refuges, tant la nécessité de relancer le business est devenue impérieuse. Ainsi, le 35e IFTM Top Resa affichait avant son ouverture des résultats en hausse, « avec une progression du nombre de stands de l'ordre de 5 à 8% par rapport à l'an dernier », indique le directeur du salon Thomas Desplanques, qui espère passer cette année la barre symbolique des 30 000 visiteurs. Le Map Pro, qui suivra les 9 et 10 octobre, n'a, a priori, pas à se plaindre non plus. Avec « plus de 500 exposants déjà enregistrés », selon la directrice Arlette Alphaize, le cru 2013 devrait faire mieux que l'édition précédente. Tout en conservant leurs clients traditionnels, les deux salons ont su trouver des relais de croissance. L'IFTM Top Resa est allé voir avec succès du côté de l'événementiel et surtout du voyage d'affaires. Le Map Pro a ajouté « International » à son nom, car c'est à l'étranger que le salon compte recruter, notamment grâce à son partenariat avec Atout France. Autre salon BtoB bien installé, le Ditex, a connu cependant une édition 2013 contrastée. Le nombre d'exposants a chuté, de 90 à 70, pour un millier de visiteurs. Mais Jean-François Alexandre, son organisateur, prépare déjà la 10e édition pour les 3 et 4 avril 2014.

Sur les trois salons, ce sont sans surprise les TO qui souffrent le plus. Ils se montrent « plus durs en négo » note Thomas Desplanques, tandis qu'Arlette Alphaize constate une augmentation des réservations de dernière minute. Leur désaffection est à relativiser, puisque le Village des TO de l'IFTM Top Resa fait le plein. En parallèle, les réceptifs se montrent toujours plus présents, même s'ils ont tendance à se regrouper en stands collectifs. Quant aux visiteurs, plus faciles à recruter que les exposants, ils font l'objet d'une sélection par les organisateurs, qui souhaitent conserver la qualité des contacts.

Un nouveau salon BtoB et BtoC

Dans ce contexte plus positif qu'on ne pourrait l'imaginer, de nouvelles manifestations, lancées par des professionnels du secteur, tentent de voir le jour. C'est le cas de Sud Tourisme, dont la première édition se tiendra au Parc Chanot de Marseille, du 13 au 16 février 2014. Christian Coulaud et Philippe Beissier, tous deux anciens patrons d'agences de voyages, en sont les initiateurs, entourés d'une quinzaine de partenaires. Ils ont fait le choix de mixer BtoB et BtoC. « Les fournisseurs veulent rentabiliser leur investissement, explique Philippe Beissier, et nous leur offrons deux salons en un seul, avec des prix étudiés ». Le salon qui n'occupe « ni le même format ni le même lieu que le Ditex », devrait proposer 150 à 170 stands. 10 000 visiteurs grand public et 1 500 à 2 000 professionnels sont attendus. Un plan media sera développé à partir du 20 septembre pour le BtoB, en janvier seulement pour le grand public. Du côté des salons thématiques, les nouvelles technologies ont logiquement aiguisé l'appétit des organisateurs. On dénombre déjà le Voyage en Multimédia de Saint-Raphaël, les Rencontres Nationales du e-tourisme institutionnel de Pau et le Forum BtoB du Tourisme Numérique de Deauville, dont la première édition s'est déroulée en 2013. Après une première tentative en demi-teinte (35 exposants et 500 participants), la prochaine édition se tiendra les 17 et 18 mars 2014. Les organisateurs espèrent attirer 50 exposants tout en doublant le nombre de visiteurs.

Un début mitigé pour SPOT

Ni au nord ni au sud de la France, mais dans les sphères du virtuel, la création du SPOT (Salon professionnel online du tourisme) est la plus novatrice. Richard Soubielle (ex-Fram et Travelplan), Éric Szynkier (ex-Groupama) et Jean-Michel Roger (Promoagv.com) sont aux commandes de ce nouveau type de salon qui fait appel à la technologie développée par Visimmo 3D (voir encadré). Prévu pour juin dernier, mais reporté à septembre et probablement à début 2014, la formule semble avoir du mal à convaincre. « Nous sommes là pour durer, pas pour nous précipiter, explique Richard Soubielle, qui souhaite séduire au moins 50 exposants, pour donner une vraie légitimité au salon ». Pour l'heure ils ne sont que 25, malgré les attraits de la formule, proposée à partir de 2 400 € HT par an, avec des suppléments de 1 000 € lors des différents « temps forts » organisés dans l'année.

Les responsables des principaux salons suivent cette création avec un intérêt mêlé de scepticisme. S'ils ne croient guère à une manifestation dématérialisée, ils s'accordent à penser que le virtuel peut s'avérer utile « pour garder le lien et faire vivre le salon toute l'année ». Cependant, soucieux de préserver leur leadership, ils ne voient pas d'un très bon oeil ces créations, qui – même si tout le monde s'en défend – constituent une concurrence nouvelle. « Il n'y a pas de vrai besoin nouveau à remplir », estime Arlette Alphaize. « Les pros n'ont pas le temps de s'éparpiller, estime pour sa part Thomas Desplanques. Ils préfèrent concentrer leur énergie sur un grand salon multicibles. » Les promoteurs des nouveaux salons pensent autrement. Trouveront-ils leur public, ou connaîtront-ils le destin du CIV Deauville, dont la première édition fut également la dernière ? La réponse dès l'an prochain.%%HORSTEXTE:1%%

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