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Reprise de Boiloris : Thalasso n°1 jette l’éponge

C'est aujourd'hui que le tribunal de commerce de Paris doit rendre son verdict. Thalasso n°1 a décidé de ne plus être dans la course. Le dossier est trop nébuleux.

"Nous avions le choix de maintenir notre offre qui avait pour date de validité au 28 février 2017, ou de faire valoir la caducité de‎ celle-ci, explique Raouf Benslimane, président de Thalasso n°1. C’est la deuxième voie qui a été suivie, que nous appellerons la voie de la raison".

Pour mémoire, le TO a déposé une offre, conjointement avec Voyages Paris Normandie, afin de reprendre 9 agences de voyages du mini-réseau en redressement judiciaire. Mais le dossier est devenu trop compliqué.

Dans une lettre adressée la semaine dernière à Thalasso n°1, l’administrateur "n’a pu dénouer les nœuds multiples, objets de nos questions contenues dans l’offre de reprise", explique le patron du voyagiste.

Des nœuds trop inextricables

"Il ressort que certains baux contiennent des clauses de solidarité, d’autres sont grevés de nantissements très lourds. De plus, certaines agences sont exploitées par des sociétés qui ne sont pas celles avec lesquelles le bail a été signé. L’administrateur ne semblant clairement pas être en mesure de dénouer de tels ‘nœuds’, il a demandé aux parties intéressées de 'faire leur affaire' de la situation. Cette démarche révèle toute la complexité du dossier qui n’était pas très clair, mais devient à présent très risqué".

Raouf Benslimane ajoute que des grains de sable se sont ajoutés : l’activité des points de vente s’est dégradée, la billetterie est au point mort, et la responsable d’une agence Boiloris est partie pour lancer sa propre affaire. "Nous nous concentrons désormais sur des projets et dossiers, hors agences de voyages, beaucoup plus fructueux."

Décision dans l'après-midi

"Il faut souhaiter bon courage au groupe Salaün et son partenaire dans la reprise de Boiloris, qui ne devrait donc pas lui échapper", estime Raouf Benslimane.

Salaün Holidays présente a priori l’offre la plus solide, couvrant environ 9 agences également, et déposée conjointement avec le groupe Sainte-Claire. Dans cette affaire, des prétendants se sont par ailleurs manifestés pour le TO/distributeur Tapis Rouge.

C’est aujourd’hui jeudi 16 mars, dans l'après-midi, que le tribunal de commerce de Paris doit rendre son verdict, vis-à-vis de l'ensemble des offres de reprise. La décision devait initialement être adoptée fin février. En redressement depuis le 12 janvier, le mini-réseau est depuis à la recherche d'un repreneur pour ses trois pôles : Boiloris (17 agences et 42 salariés), Boiloris Développement (5 agences et 14 salariés) et Boiloris Distribution (4 agences et 27 salariés).