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Ratios financiers : les TO ont touché le fond en 2011

La 5eme édition de l’étude sur les ratios de rentabilité, présentée par le Ceto en partenariat avec KPMG, confirme que l’exercice 2011 a fortement dégradé les marges des voyagistes,  aux taquets sur la diminution des coûts de structure, et toujours pénalisés par les délais de règlement clients.

"Nous sommes aujourd’hui condamnés à un redémarrage de l’activité pour faire des résultats", remarquait hier René-Marc Chikli, président du Ceto, en présentant en marge du Salon Mondial du Tourisme la 5eme étude sur les ratios d’exploitation et les ratios bilanciels des tour-opérateurs réalisée avec le cabinet KPMG.

Sans surprise, l’exercice 2011 a été fortement impacté par le printemps arabe et a affaibli un peu plus des entreprises déjà éprouvées par des crises à répétition depuis 2009. "Les TO ont dû réorienter leur offre en cours d’année pour pallier la chute des ventes vers la Tunisie et l’Egypte. Ils ont maintenu leur chiffre d’affaires mais au prix d’une augmentation de leurs coûts de production puisqu’il a fallu reprendre des engagements aériens et hôteliers. Cela s’est fait au détriment de la marge brute qui baisse de 1,4 point ", analyse René-Marc Chikli.

2012 dans le plus grand flou

Comme les coûts de distribution et de structure n’ont pas diminué, les TO touchent le fond avec pour la première fois un EBIT (marge brute de laquelle on soustrait coûts de distribution et coûts de structure) négatif à -1,3% du chiffre d’affaires, contre un EBIT à 0,9% en 2010, soit -16€ par client contre 9€ en 2010.

Alors que 2012 reste dans le plus grand flou, les TO n’ont plus guère de marge de manœuvre en termes d’économies. "Les coûts de structure ont été bien maîtrisés en 2011 comme en 2010 ", commente l’étude. "Mais cette maîtrise ne suffit plus à compenser la dégradation de la marge brute".

Appauvris, les voyagistes restent par ailleurs pénalisés par les délais de paiement de leurs partenaires distributeurs, à 51 jours contre 42 en 2010, voire 98 jours contre 79 en 2010 lorsqu’est pris en compte le chiffre d’affaires des ventes indirectes. Une tension accrue sur la trésorerie qui explique simultanément l’allongement des délais de règlement fournisseurs à 48 jours contre 34 en 2010.

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