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Proche de la faillite, Norwegian ne sera pas sauvée par l’Etat norvégien

Norwegian, qui demandait aux pouvoirs publics une aide supplémentaire se chiffrant en dizaines de millions d’euros, a essuyé un refus.

Norwegian Air Shuttle a reconnu lundi dernier que la faillite était une possibilité après que le gouvernement de centre-droit norvégien ait refusé d’accorder au transporteur un soutien au-delà de ce qu’il accordait au reste de l’industrie aérienne. Ce refus jette un doute supplémentaire sur la survie de l’entreprise. «Je n’exclus rien maintenant», a déclaré le directeur général Jacob Schram lors d’une conférence de presse à Oslo. «Cela implique la faillite, les licenciements.»

En mai dernier, alors que la pandémie prenait de l’ampleur , la compagnie aérienne a converti environ 2 milliards de dollars de dette en fonds propres dans le cadre d’un accord de sauvetage. Mais à la fin de juin, elle avait encore 48 milliards de couronnes de dette nette (4,47 milliards d’euros).

Sauver Norwegian : « trop risqué »

Le bailleur chinois BOC Aviation, qui possède une participation de 12,7% après l’accord de sauvetage de mai, a déjà réduit sa participation à moins de 10%. Dans le cadre de cet accord, la société irlandaise AerCap a pris une participation de près de 16%. Selon les médias norvégiens, aucune des deux sociétés n’a émis de commentaire sur la possibilité de convertir une plus grande partie de sa dette en actions ou d’injecter de nouveaux capitaux.

Selon le Financial Times, Jacob Schram, qui ne dirige la compagnie aérienne que depuis janvier, a promis de continuer à travailler dur pour tracer une voie de survie pour Norwegian. «Je n’ai aucune garantie que nous y parviendrons. Nous avons des liquidités pour traverser une partie de l’hiver… C’est un défi, c’est important de le dire », a-t-il ajouté.

Iselin Nybo, ministre norvégien du Commerce et de l’Industrie, a insisté sur le fait que le gouvernement de coalition à Oslo considérait la compagnie comme risquée étant donné son niveau d’endettement élevé. «C’est une entreprise qui a apporté des changements, mais où il y aura toujours un risque important en investissant plus de capital», a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision nationale NRK.

Un cinquième seulement des revenus du transporteur et un quart de son personnel proviennent de Norvège. Bien que la compagnie aérienne porte toujours le nom du pays, Norwegian a dépassé sa base nationale en ouvrant des opérations au Royaume-Uni, en Espagne et en Irlande.

Ryanair et Wizz Air à l’affût

Michael O’Leary, le PDG de Ryanair, qui a annoncé à plusieurs reprises la faillite imminente de Norwegian, a déclaré la semaine dernière qu’il s’attendait à ce que la compagnie aérienne devienne «une petite compagnie aérienne nationale norvégienne sans importance».

Les propriétaires de Wideroe, une compagnie aérienne régionale norvégienne, ont déclaré qu’ils pourraient être intéressés par une partie du personnel et des avions de Norwegian. Wizz Air, la compagnie aérienne hongroise à bas prix, est récemment entrée sur le marché local avec des vols à très bas prix sur les routes intérieures les plus populaires. La semaine dernière, Wizz Air a nommé Charlotte Andsager, ancienne autorité de régulation des transports norvégienne et cadre de SAS, à son conseil d’administration.

Mardi, Norwegian a annoncé qu’elle mettrait au sol 15 autres de ses avions, ne laissant que six en vol. 1 600 employés de la compagnie, qui comptait plus de 10 000 personnes avant la pandémie, seraient congédiés, a ajouté Jacob Schram. Cela laisse le groupe opérer avec seulement 600 employés.

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