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Prime à l’action

La crise financière, les querelles du secteur, il n'en a cure. Denis Wathier, président du directoire de Thomas Cook France, a un projet et il s'y tient. Quitte à bousculer les ?usages? de la profession. Son rachat de Jet tours, par exemple, modifie les équilibres, ou plutôt les déséquilibres qui règnent en France entre producteurs [...]

La crise financière, les querelles du secteur, il n’en a cure. Denis Wathier, président du directoire de Thomas Cook France, a un projet et il s’y tient. Quitte à bousculer les ?usages? de la profession. Son rachat de Jet tours, par exemple, modifie les équilibres, ou plutôt les déséquilibres qui règnent en France entre producteurs et distributeurs. L’intégration au pas de charge de cette marque dans l’univers du numéro deux européen suscite parfois l’admiration, souvent l’étonnement et, bien sûr, l’irritation.

Cette volonté de bouger les lignes fait de lui l’homme de l’année 2008, pendant que d’autres se figent dans des postures purement politiciennes. L’attaque du Ceto contre les agences et la réponse de celles-ci – via leur syndicat et leCered -,montrent là une activité purement électoraliste, en dessous des exigences du moment. Passons vite. L’action d’un homme comme Denis Wathier est intéressante, car elle pousse tout le monde à repenser son métier.

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Bien sûr, il n’est à l’origine de rien et tout le monde a, peu ou prou, la capacité d’analyser les évolutions du secteur. L’exemple de Selectour, avec son projet global, montre un réseau conscient des enjeux de demain, tout comme Afat qui a resserré ses ambitions autour d’une distribution multicanal. En quelques années, ils sont passés d’un discours défensif vis-à-vis d’Internet à un plaidoyer intégratif,donnant ainsi à voir une belle façon de faire de la politique, c’est-à-dire de changer la vie.

Non, Denis Wathier n’est ni l’antéchrist, ni le prophète du métier. Mais en tant que président du directoire de la filiale du numéro deux européen, doté d’un réseau puissant en France et d’un éventail de marques qui influe sur l’activité des autres agences, ses décisions pèsent lourd. Et s’il revendique, aujourd’hui, 11% de part de marché dans notre entretien exclusif, il veut rapidement atteindre 20 %, avec en perspective un face-à-face avec TUI ; comme dans presque tous les pays européens. Face aux bouleversements qu’il impulse tambour battant, la crise passe de fait au second rang. Sans parler des querelles de vestiaires.Et c’est aussi bien ainsi.

Cédric Néau
Rédacteur en chef adjoint

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