Devant les adhérents des EDV IDF, réunis à l’Atelier Kappa pour le cocktail de printemps du syndicat, Lionel Rabiet, son président, n’a pas évité le sujet du moment : la guerre au Moyen-Orient, et ses répercussions sur l’industrie du tourisme. "C’est une crise qui bouscule le monde du tourisme. Mes pensées vont d’abord pour les victimes de ce conflit", pose Lionel Rabit en introduction de son discours. "Concernant nos métiers, j’identifie quatre conséquences immédiates. D’abord, il y a encore des milliers de clients à rapatrier, avec les conséquences économiques que cela implique. Ensuite, cette crise va entraînent des annulations. Nous nous attendons aussi à une hausse des prix dans l’aérien, alors que des surcharges carburants sont déjà appliquées. Enfin, les prises de commandes vont baisser. Le manque à gagner sera élevé, d’autant plus que nous sommes en très haute saison en ce qui concerne les ventes", constate celui qui dirige par ailleurs le tour-opérateur Voyages d’Exception.
"Les agences de voyages ne sont pas des multinationales"
Surtout, Lionel Rabiet tient à souligner la position fragile des agences de voyages au milieu de cette crise. Puissance des compagnies aériennes, décharge des assureurs ou encore droit des passagers : "la situation actuelle met en lumière la difficulté de nos métiers. Nous sommes coincés entre des réglementations toujours plus favorables aux consommateurs – et c’est une bonne chose – et des entreprises, notamment les compagnies aériennes, parfois dirigées par des États".
Lionel Rabiet, à Paris, le 11 mars 2026. © Florian De Paola Finalement, le président des EDV IDF identifie "une distorsion" entre le niveau de responsabilité de chaque acteur de l’industrie, et son niveau de prise en charge économique légalement imposé. "Le paradoxe, c’est que les agences de voyages ne sont pas des multinationales. Ce sont des PME. C’est le maillon le plus faible de la chaîne touristique, et quand je dis faible, ça n’est pas négatif, qui paie le prix le plus fort de la crise".



Lionel Rabiet, Germain Lelarge et Moana Lhopitallier, directrice des opérations de Je pars, tu pars, il part © Linda Lainé Pour terminer sur une note positive, Lionel Rabiet a tenu à mettre en lumière