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Portugal : les syndicats et Tap Air Portugal signent un accord

Le Conseil d’administration de la compagnie aérienne portugaise Tap Air Portugal se félicite, bien que tous les syndicats n’aient pas encore ratifié l’accord.

Les syndicats et Tap Air Portugal, en proie à de graves difficultés financières, sont parvenus à un accord sur le plan de restructuration du transporteur portugais. La compagnie « est parvenue à un accord avec toutes les structures représentatives du personnel » sur les mesures qui seront en vigueur jusqu’au 31 décembre 2024, se félicite le conseil d’administration de Tap dans un message adressé aux salariés.

« Nous avons parcouru ensemble, dans un climat apaisé » le « chemin du redressement de Tap », assure cette lettre, dont l’AFP a obtenu une copie, précisant que l’accord doit encore être approuvé en interne par certains syndicats.

La compagnie aérienne, qui ne détaille pas les accords obtenus avec les syndicats (certains n’ont d’ailleurs pas encore ratifié l’accord), a été contrainte pour survivre de mettre en œuvre un rigoureux plan de restructuration en raison de graves difficultés financières, accrues avec la crise sanitaire. D’après certains syndicats, cités dans les médias portugais, l’accord prévoit notamment des réductions transversales des salaires de 25% pour les rémunérations supérieures à 1 350 euros, puis de 20% à partir de 2024.

Un plan « très dur »

Le plan de restructuration de Tap, qui prévoit aussi la suppression d’effectifs et la réduction de sa flotte, a été soumis le 10 décembre dernier à la Commission européenne, avec qui se poursuivent les discussions. Lisbonne doit en effet convaincre de la viabilité de sa compagnie nationale, renationalisée en juillet dernier, déjà en difficulté avant la pandémie et sauvée en urgence cette année par un prêt public de 1,2 milliard d’euros. En plus de ce prêt, les besoins de financement de la compagnie s’élèvent à plus de 2,2 milliards d’euros d’ici 2025, selon les estimations du gouvernement portugais.

Pour sauver le groupe aérien, le gouvernement avait remonté en juillet dernier sa participation au capital de la Tap de 50% à 72,5%. « Nous savons que c’est un plan très dur et exigeant » mais « il est absolument nécessaire pour sauver la Tap et préserver le plus grand nombre d’emplois », rappelle le conseil d’administration de la compagnie qui prévoit dans les prochaines années une chute « colossale » de son chiffre d’affaires « de plusieurs milliards d’euros ». 

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