Rejoindre la Polynésie française depuis Paris s’apparente à un véritable périple. 24h de voyage, soit l’un des plus longs trajets existant au départ de la métropole. Avec un marché resserré, visant principalement une clientèle haut de gamme, seules Air France, French Bee et Air Tahiti Nui opèrent la liaison. C’est avec cette dernière que L’Echo touristique a rejoint l’archipel, en perspective de ParauParau, le plus grand salon local du tourisme.
1. L’embarquement
Tout commence, comme souvent en long-courrier, à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, porte d’entrée naturelle des voyageurs français en partance pour Tahiti et ses îles. Rendez-vous au terminal 2B de la plateforme pour un enregistrement des plus efficaces pour les passagers de la classe Moana Premium (et Business), qui bénéficient d’un accès rapide au comptoir. Bagage envoyé en soute, et billets d’avions en main, il est temps de passer les contrôles de sécurité et d’embarquer pour le premier vol, à destination de Los Angeles (LAX). Un vol qui suppose d'être à jour en termes de formalités d'entrée.
Comme pour la majorité des vols long-courrier, c'est à Roissy que les passagers d'Air Tahiti Nui embarquent en direction de la Polynésie. © Roissy/ADP
2. Un vol de 12h
Avec un décollage prévu à 11h35, c’est bien un long vol de jour que s’apprêtent à effectuer les passagers du Boeing 787-9 d’Air Tahiti Nui. La flotte de la compagnie comprend quatre exemplaires du gros porteur, joliment rebaptisé Tahitian Dreamliner. L’avion est plutôt silencieux, et peut accueillir près de 300 passagers. Accueillis avec une fleur de tiaré, les passagers sont, d’emblée, plongés dans une ambiance polynésienne.
Dans la classe Moana Premium, qui compte 32 sièges, la position confortable des sièges – d’autant plus une fois rabaissés – permet de se reposer entre deux films ou deux repas. Le personnel, lui, se préoccupe constamment du confort des passagers, de la Business à l’Eco. Bref, Air Tahiti Nui, fondée en 1996, est une compagnie prestigieuse, qui sait comment faire passer un bon vol à ses passagers.
La classe Moana Premium, qui renferme 32 sièges, est un bon compromis pour diminuer l’impact d’un tel voyage long-courrier sur l'organisme. © Florian De Paola
3. L’escale à Los Angeles
C’est, sans aucun doute, le moment le plus stressant de ce long périple pour nombre de voyageurs. Les escales aux Etats-Unis réservent souvent leur lot d’incertitudes, entre formalités administratives et attente aux contrôles de sécurité. Lors de notre vol, ce moment clé a pourtant été d’une grande sérénité. Les passagers n’ont pas à récupérer leurs bagages pour les ré-enregistrer. Ceux-ci sont acheminés directement jusqu’à Tahiti. Une fois sur le sol américain, il faut donc passer les contrôles administratifs (lire plus loin), avant de se soumettre, quelques mètres plus loin, aux contrôles de sécurité aéroportuaires.
Air Tahiti Nui profite du tout nouveau terminal MSC de l'aéroport de Los Angeles (LAX). © Lawa/LAX
Et là, c’est surtout l’efficacité – et la sympathie – de la police aux frontières américaines qui fera la différence. Deux paramètres qui ne sont pas garantis... Lors de notre escale, les officiels américains ont fait patienter les passagers devant la porte d’embarquement de leur prochain vol moins de 1h30 après l'atterrissage. Ce transit est simplifié depuis l'aménagement, en 2022, du terminal MSC de l’aéroport de LAX, dédié à ce genre d’opérations vers et depuis le Pacifique.
Pour rappel, il est obligatoire de souscrire à un ESTA en cas de transit, même rapide et efficace, par un aéroport des Etats-Unis. La police aux frontières américaine est intransigeante sur ce point. Plusieurs passagers rencontrés pendant l’escale patientaient depuis plus de 24h à l’aéroport pour cause d’un ESTA manquant. Concernant les obligations liées à la pandémie de coronavirus, depuis le 8 novembre 2021, les voyageurs de 18 ans et plus à destination des États-Unis par voie aérienne doivent obligatoirement présenter une preuve de vaccination complète contre le Covid-19 pour être autorisés à embarquer. Y compris ceux en transit. Le port du masque, lui, n’est plus obligatoire dans l’aérogare comme à bord des vols.
4. Le vol Los Angeles/Papetee
Avec une durée moyenne d’environ 8h, le vol entre la cité des Anges et la capitale de la Polynésie française est la dernière étape d’un voyage qui mène jusqu’à l’archipel paradisiaque. Pendant l’escale, le personnel d’Air Tahiti Nui a eu le temps de nettoyer l’avion, de le remettre en état, d’accueillir de nouveaux passagers… C’est donc à bord du même avion que l’on prend place pour traverser l’Océan Pacifique et rejoindre l’île de Tahiti. Avec une arrivée au début de la nuit (22h45), ce qui permet d'enchaîner sur une nuit de sommeil... Si le décalage horaire ne perturbe pas trop son métabolisme.
Les repas et collations sont plutôt de bonne facture, et servis régulièrement. © Florian De Paola
5. Le bilan
Air Tahiti Nui est une compagnie qui a le sens du service. Les repas servis à bord (un dîner et une collation par vol, plus des en-cas) sont plutôt bons pour des prestations de compagnie aérienne. Une sélection plus large de films pourrait cependant rendre les trajets moins longs pour les passagers - une trentaine de films sont proposés. Pendant l’escale américaine, qui peut constituer le moment crispant du voyage, le personnel accompagne et rassure les passagers. A l’arrivée à l’aéroport international de Tahiti Faa'a, la sortie est rapide, tant pour l’immigration que pour la récupération des bagages.
La compagnie opère quatre à sept vols par semaine entre Paris et Papetee, via Los Angeles, en fonction des saisons. Elle relie également Tahiti à Seattle et Auckland, mais n'a pas encore rouvert sa route vers Tokyo.