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Marseille veut récupérer ses touristes d’ici 2024

C’est l’ambition de l’office métropolitain du tourisme et des congrès de Marseille, qui a défini 4 axes prioritaires pour y parvenir.

Affectée, comme toutes les destinations, par la pandémie, la cité phocéenne espère très vite retrouver le niveau d’activité enregistré en 2019, pendant laquelle Marseille a accueilli 5 millions de touristes, et 1,8 million d’excursionnistes via le port de croisière de la ville. « Cela sera difficile avant 2024 », reconnaît Marc Thépot, le nouveau président de l’office, élu en janvier 2021. « Et c’est essentiel : le tourisme représente désormais 8% du PIB de la métropole. Dans une ville qui perd ses industries au fil du temps, c’est très important », complète Maxime Tissot, le directeur de l’organe de promotion.

Car Marseille et ses 111 villages sont devenus une vraie destination touristique, en l’espace d’une vingtaine d’années, et à la faveur de nombreux événements porteurs : Coupe du Monde de football en 1998, Coupe du Monde de rugby en 2007, Capitale européenne de la Culture 2013… « La structure touristique marseillaise s’est professionnalisée pendant cette période », analyse Maxime Tissot. Et il est désormais temps de la conforter, et de l’accompagner dans la reprise durable de son activité… tout en composant avec la nouvelle donne touristique.

« Impensable » de concevoir une politique touristique sans les habitants

En effet, l’émergence du tourisme a surpris, sinon irrité, certains habitants de Marseille. La sur-fréquentation, voire les incivilités de certains touristes, ont abîmé les relations entre les locaux et leurs visiteurs. « Il est désormais impensable de concevoir une politique touristique sans la participation des habitants, des professionnels et des touristes », estime Marc Thépot. Un principe de base qui a guidé l’office pendant l’élaboration d’une nouvelle stratégie, imaginée depuis le début de la pandémie.

Une stratégie qui repose sur 4 axes, tous répondant à des tendances ou des besoins spécifiques des différentes parties impliquées dans l’activité touristique locale. L’office va d’abord mettre l’accent sur l’offre de tourisme durable dans la région, avec, notamment, une politique de labellisation des professionnels « les plus vertueux ». « Un service dédié à l’accompagnement des professionnels dans l’obtention de ces labels a même été créé au sein de l’office », précise Maxime Tissot. En s’appuyant sur les labels clé verte pour le loisir, et GDS Index pour le voyage d’affaires et le MICE, l’office veut mettre en avant « des produits qui permettent de découvrir Marseille autrement ».

Une logique qui conduit également l’organe de promotion à ne pas promouvoir la destination pendant les mois de juillet et août. « Le contexte pandémique nous assure d’être complet, ou presque, cet été. Notre volonté est plutôt de favoriser l’activité sur les ailes de saison », explique Marc Thépot. Et c’est le deuxième pilier de cette stratégie de relance : la reconquête de la clientèle nationale et européenne grâce à un programme d’éductours ou des campagnes réalisées parfois en partenariat avec Atout France, le CRT Région Sud et Provence Tourisme. « Pour l’instant, cela ne sert à rien d’aller chercher la clientèle chinoise ou américaine. Par contre, et notamment en Europe du Nord, nous pouvons renforcer le positionnement de Marseille et rattraper notre retard sur Paris et Lyon. »

Faire connaître l’offre aux agences de voyages françaises

Troisième axe de la relance touristique à Marseille : la digitalisation de l’offre. « C’est l’un des points positifs de cette pandémie : la digitalisation s’accélère », note Marc Thépot. L’office a notamment crée une marketplace, Marseille Expérience, dédiée à la vente d’activités de loisirs pour toutes les cibles (sportifs, familles, etc…). « C’est aussi le rôle qu’on doit jouer auprès des professionnels. Grâce à la marketplace, nous sommes en contact direct avec eux. Et ils n’ont pas le temps de s’occuper de ce genre de développements : ils ont la tête dans le guidon, encore plus avec la pandémie. C’est à l’office de tourisme de favoriser la digitalisation du tourisme marseillais », estime Maxime Tissot.

Et aussi d’incarner « l’agent de liaison » de tout l’écosystème touristique marseillais, selon Marc Thépot. Car la bonne circulation de l’information entre les professionnels constitue le quatrième et dernier levier de la stratégie de l’office. Une websérie destinée à faire découvrir l’offre aux agences de voyages, tour-opérateurs et réceptifs français a été créée (disponible sur le site pro ou la page YouTube de l’Office). Programme d’éductour, blogs et newsletters orientées pour les professionnels viennent compléter un dispositif calibré pour capter les avoirs qui sommeillent dans les agences de voyages françaises.

Avec cette nouvelle feuille de route, l’office de tourisme de Marseille espère donc relancer la machine touristique marseillaise. En 2020, Marseille a reçu 3,5 millions de touristes et 130 000 excursionnistes arrivés dans la ville par le port de croisières.

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