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Mariage de raison… mariage blanc ?

Mettre le rapprochement des réseaux Afat et Selectour sur le compte de la crise, qui nous occupe depuis des mois, est un raccourci à la fois réducteur et précipité. S’il est probable que le contexte a certainement joué dans cette prise de décision, les tractations entre les deux principaux réseaux de distribution nationaux ne datent pas d’hier. Ce mariage, puisque c’est bien de cela dont il s’agit, répond avant tout à une logique de marché, le tourisme ne faisant pas exception à une politique globale de consolidation. Plus forts ensemble, donc ?

Demain, les deux réseaux représenteront quelque 1200 agences à travers le territoire, le maillage de l’un se voulant complémentaire de celui de l’autre. Une opération ?gagnant gagnant?, comme on dit en jargon marketing. Plusieurs zones d’ombre demeurent évidemment dans ce rapprochement, qui doit être opérationnel en janvier 2010.

Quid de l’appartenance des deux réseaux à des alliances différentes (G4 pour Afat, Alliance T pour Selectour), de la présence d’Afat au sein du Snav alors que Selectour vient de claquer la porte du syndicat, de la préservation de l’emploi des personnels permanents des deux entités ou encore de l’avenir des agences qui, aujourd’hui concurrentes, se retrouveront demain en doublon dans certaines implantations géographiques.

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Un ensemble d’inconnues qu’Afat et Selectour n’ont que peu de temps pour éclaircir. Alors oui, plus forts, mais pour lutter contre qui ? On pense bien sûr à Thomas Cook et TUI, qui s’abstiennent aujourd’hui de tout commentaire. Enfin, comment devenir plus fort ?

De ce mariage naîtra, peut-être, une nouvelle marque, qui devra se faire rapidement sa propre identité auprès de ses membres, mais surtout du consommateur. Et là, on le sait, le chemin est long et semé d’embûches en termes d’image et de notoriété…

Laurence ROUSSEAU
Directrice de la rédaction

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