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Mal élu, Laurent Abitbol abandonne la new coop

Elu de justesse à la présidence de Selectour, Laurent Abitbol assume son demi-échec, et abandonne le projet de recapitalisation.

"Si je dois me battre comme ça, à chaque conseil, je ne continuerai pas à viser la présidence. Je suis là pour faire du business." Jeudi après-midi, Laurent Abitbol, président du premier réseau de France, est revenu pour la première fois sur son élection de justesse (8 voix, contre 7 pour Carole Cresson de Carol's Voyages à Auxerre), à la présidence de Selectour.

L'augmentation de capital abandonnée

Une élection qui a également vu l’arrivée au conseil d’administration de cinq administrateurs opposés à la new coop, voulue par Laurent Abitbol, le forçant à abandonner le point le plus important du projet : l’augmentation de capital.

Cette recapitalisation, qui devait concerner la partie Selectour Entreprise, il la justifiait par la volonté de garder les "adhérents les plus importants au sein du réseau grâce à l’actionnariat". Car approximativement chez Selectour, "20% des adhérents font 80% du chiffre, explique Laurent Abitbol. Pour moi, c’était important d’avoir ces gros avec nous. Il y avait un risque qu’ils s’en aillent, mais maintenant que j’ai été réélu je pense, que le risque s’est éloigné."

Une communication mal gérée

Le président du réseau fait son mea culpa : "On a mal communiqué, mal expliqué le projet. Les adhérents ont eu peur qu’un grand prenne le pouvoir sur les petits, et je le comprends. Je n’ai pas réussi à adapter mon discours. Quand c’est une catastrophe, on retire le projet."

Dominique Beljanski partage son analyse, du moins dans les grandes lignes : "La new coop a été présentée trop vite et sans concertation. Le projet a été un peu imposé, de manière assez agressive. Il va sans aucun doute être retravaillé, reconsidéré, dans l’intérêt de tous. Sur le fond, je suis personnellement favorable à l’évolution de notre structure, toujours dans l’optique de servir tous les adhérents, mono et multi points de vente".

Vers un nouveau projet, sans toucher aux statuts

Au sujet de cette élection compliquée, le président de Marietton ne le cache pas : "Le fait qu’il y ait une candidature m’a surpris. C’est une des premières claques que j’ai reçu de ma vie." Mais il l’assure, il ne sent pas affaibli. Rappelons que ce mandat d’un an est renouvelable sept fois maximum.

Et maintenant, quel avenir pour Selectour ? "On va essayer de faire évoluer l’organisation sans changer les statuts de la coopérative. Mais moi je ne gèrerais pas c’est sujets", explique-t-il. Le réseau à l'hippocampe dispose de fonds propres assez importants, et a réalisé 4,5 millions d’euros de gains en 2017. "La moitié sera reversée aux membres. L’autre sera investi dans la technologie."

La question est désormais de savoir si l’accès à tous les nouveaux outils de vente restera gratuit pour tous, ou si il sera payant, au prorata du chiffre d'affaires réalisé par l'adhérent par exemple.