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Exclusif : le tribunal prononce la liquidation de Suntrade Travel

Clap de fin pour le voyagiste Suntrade Travel, nous apprend son cofondateur Pierre Shreiber, qui planche déjà sur un (nouveau) projet…

« Le tribunal a finalement prononcé la liquidation » de Suntrade Travel, nous a confié ce matin Pierre Shreiber, cofondateur en 2010 du tour-opérateur avec Jean-Philippe Daulaud.

Le voyagiste avait été placé en redressement judiciaire le 5 février 2019. Initialement, les sociétés intéressées avaient jusqu’au 6 mars pour se manifester. Mais personne n’est allé au-delà dans les délais impartis. « J’ai prolongé la date de remise au 25 mars », nous avait récemment Maître Julie Lavoir, administrateur judiciaire de l’entreprise. Une entreprise s’est finalement portée candidate, nous a plus récemment précisé son cabinet Ascagne, sans donner de nom. « C’est maintenant au tribunal (de commerce de Versailles) de décider », a-t-il ajouté. Sa décision est intervenue hier, mardi 16 avril, en début d’après-midi.  Son refus d’accepter le seul repreneur a priori en lice conduit à la liquidation de Suntrade Travel, dont l’APST est le garant financier.

Un nouveau projet (déjà) en vue

« A ce jour, il n’y a pas eu de prise en charge en service, soit de libération de la garantie financière pour faire partir des clients directs ou pour venir en relais sur des clients en cours de prestation, note Emmanuel Toromanof, secrétaire général de l’APST. Nous n’avons pas eu de réclamations non plus. Le jour où nous serons officiellement informés (de la liquidation), l’adhérent Suntrade pourra être radié du registre d’Atout France. Et à compter de cette date, les clients directs auront trois mois pour réclamer des remboursements. »

Suntrade Travel annonçait un chiffre d’affaires de 16,5 millions d’euros en 2018 avec un résultat net déficitaire, contre 15 millions d’euros en 2017. L’entreprise, qui avait levé deux millions d’euros en 2015, escomptait une levée de fonds d’environ 3 millions d’euros en 2018, qui n’a pas eu lieu. Sa liquidation ne décourage pas du tout Pierre Schreiber : « Nous remontons un projet from scratch », indique-t-il, sans plus de précisions. Le candidat présumé pourrait en fait reprendre le seul fonds de commerce, concomitamment, pour éviter de récupérer le passif. Affaire à suivre…

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