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Liquidation d’Air Méditerranée : et après ?

Prononcée le 15 février, après un an de redressement judiciaire, la liquidation de la compagnie a des conséquences pour les TO, les agences et les passagers.

Air Med, fin de partie ? Chez les tour-opérateurs, c'est encore l'attentisme qui prévaut. La compagnie est un partenaire historique de la plupart des voyagistes affréteurs, Fram, Plein Vent mais aussi Voyamar, Top of Travel, Jet tours ou Look Voyages.

Pour la saison estivale à venir, tous ont contracté avec Air Méditerrannée "même si notre plan de vols n'est plus aussi important que par le passé", indique Joost Bourlon, directeur général de Plein Vent.

Chez Voyamar en revanche, Air Med "représente 80% des affrètements", précise Aurélien Aufort, directeur général adjoint. "Mais nous ne sommes pas pris de court. Nous savions à quoi nous en tenir, nous connaisions le risque et avions anticipé cette éventuelle défaillance". Pour le voyagiste lyonnais, la liquidation est donc "problématique" du fait de cette "relation unique". Mais comme ses confrères, Voyamar assure qu'il trouvera si nécessaire des solutions de repli, d'ici début avril, date des premiers départs, et cela "en fonction des prix et des disponibilités d'avions chez d'autres compagnies". Les producteurs ont quelques semaines pour se réorganiser, ce qui aurait été autrement plus complexe au coeur de l'été.

Forfaits : la balle est dans le camp des TO

"Air Med n'est pas incontournable pour nous, et donc la situation loin d'être insurmontable", explique également de son côté Joost Bourlon. "La nature a horreur du vide. On est en train de travailler à des solutions de reprotection. Il y a d'autres compagnies qui pourront éventuellement prendre le relais".

Chez Transat France, quelques ajustements ont déjà été faits. "L’annonce de la liquidation d’Air Méditerranée a un impact sur l’organisation de notre programme de vols, notamment sur Fuerteventura et Tenerife au départ de la province", indique le groupe. 

"Les équipes transport  font preuve de beaucoup de célérité pour trouver d’autres fournisseurs aériens. C’est d’ailleurs déjà le cas pour les vols du week-end jusqu’à fin mars sur les deux destinations précitées". D’autres aménagements auront lieu dans les tous prochains jours pour le programme estival qui commence en avril.

La balle est donc du côté des TO. Pour les agences, c'est l'assurance que les vols affrétés dans le cadre de forfaits seront assurés normalement.

"Mais, je ne suis pas sûr pour autant que l'histoire d'Air Med soit terminée", ajoute Joost Bourlon. "Antoine Ferretti (président de Air MéditerranéeNDLR) n'a peut-être pas dit son dernier mot". "Il faut attendre de voir", confirme Aurélien Aufort.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) est également dans l'expectative. "Nous attendons l’épuisement de tous les recours judiciaires. D’ici là, la compagnie possède encore une structure judiciaire et financière valide et garde la possibilité d’effectuer des vols", explique un porte-parole. Toutefois, si la compagnie décidait de ne pas faire appel de cette décision, la DGAC pourrait abroger son Certificat de Transporteur Aérien (CTA) – dont dépend la licence d’exploitation – bien avant la date initialement prévue du 29 février.

"Pour le moment, Air Méditerranée dispose encore de son CTA mais ne vole plus", précise encore la DGAC. D’ailleurs, lundi 15 février, le vol Paris CDG-Oujda a été annulé. Hébergés pour la nuit, les 130 passagers se sont alors vus proposer une indemnité ou une solution de rapatriement, notamment via la Royal Air Maroc. Toujours selon la DGAC, les passagers des vols à partir d’aujourd’hui seront avertis individuellement par Air Méditerranée et indemnisés à 100% grâce au compte séquestre mis en place par la compagnie.

La compagnie s'engage à rembourser les clients

S'agissant des vols secs, Air Méditerranée devrait être suspendue du BSP dans la journée, selon IATA France. La vente de billets d’avion via BSPLink s’arrêtera ainsi pour les agences de voyages.

Concernant le remboursement de billets de vols réguliers non volés, deux solutions sont à l'étude : les agences payent le BSP, qui s’organise pour le remboursement, en accord avec le liquidateur ; ou bien, elles s’adressent directement à Air Méditerranée, soit au liquidateur. Les professionnels seront rapidement informés.

La compagnie aérienne a pour sa part assuré mardi, dans un communiqué, que les billets et réservations de ses clients seront remboursés "dans les plus brefs délais".

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