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Les USA pourraient étendre l’interdiction des ordinateurs en vol à l’Europe

Comme pour les liaisons entre les Etats-Unis et huit pays du Moyen-Orient et d’Afrique, les vols partant d’Europe pourraient se voir soumis à l’interdiction d’embarquer en cabine ses propres appareils électroniques.

Depuis la fin mars, l’administration Trump a interdit aux passagers des vols provenant de Turquie, d’Arabie Saoudite, du Maroc, du Qatar, de Jordanie, du Koweït et d’Egypte d’emporter leurs appareils électroniques plus grands qu’un smartphone en cabine. La mesure pourrait s’étendre aux vols provenant d’Europe, selon David Lapan, porte-parole du ministère de la Sécurité intérieur.

En effet, les représentants du ministère ont rendez-vous ce jeudi avec plusieurs compagnies aériennes européennes, qui avaient déjà été prévenues de la possibilité de l’extension de la mesure. Parallèlement, le secrétaire d’Etat à la Sécurité, John Kerry, doit rencontrer à huit-clos les sénateurs américains pour évoquer le sujet.

Objectif : lutter contre la menace terroriste

L’argument avancé par les autorités américaines porte sur la sécurité des passagers en vol vers et aux Etats-Unis. Ainsi, les services de renseignements craignent que des terroristes puissent utiliser ordinateurs portables et tablettes pour y dissimuler des bombes ou des détonateurs.

En février, une explosion s’est produite à bord d’un Airbus de la compagnie somalienne Daallo Airlines, creusant un trou d’un mètre de large dans le fuselage de l’appareil, qui a pu se poser en urgence. La bombe aurait été confectionnée et cachée à l’intérieur même d’un ordinateur utilisé en cabine.

C’est donc pour éviter le contournement par l’Europe, via un vol avec escale, que l’administration Trump envisage d’étendre la mesure à l’Europe. Les compagnies, de leurs côtés, ont déjà riposté. Certaines prêtent du matériel à leurs passagers, pendant que d’autres pays, comme le Canada, étudient le dispositif.