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Les syndicats hôteliers vent debout contre deux agences en ligne

French Hospitality in Europe, lobby européen regroupant les cinq fédérations professionnelles de l'hôtellerie en France, est parti en campagne le 10 avril contre l'attribution du suffixe .hotel aux agences en ligne Booking et Despegar.

Le ton monte du côté des syndicats hôteliers. Le 10 avril, la French Hospitality in Europe (FHE) a fait savoir qu'elle était "extrêmement préoccupée par le lancement de nouveaux noms de domaine en .hotel", et qu'elle comptait faire échouer la demande de deux agences en ligne, Booking et Despegar (l’agence de voyage en ligne leader en Amérique Latine). Ces dernières veulent "obtenir la gestion exclusive des nouvelles extensions internet .hotel, .hotels, .hoteis (hôtel en portugais) et .hoteles (hôtel en espagnol)", selon la fédération.

Elle justifie son opposition en expliquant que "en l'état, ces candidatures font peser le risque d'un monopole d'exploitation de ces nouveaux noms de domaines entre les mains de ces agences en ligne, qui ne sont pas des opérateurs hôteliers".

"La conséquence immédiate serait un accroissement du détournement du trafic des sites officiels des hôteliers et l'affaiblissement de la visibilité de nos établissements sur internet (…)", poursuit-elle.

La FHE et  l’HOTREC (l’association européenne des hôtels – cafés – restaurants) défendent cependant une alternative : une candidature "communautaire" pour la gestion de ces nouvelles extensions, qui réserverait effectivement l’attribution des noms de domaine aux seuls hôtels, chaînes hôtelières et associations hôtelières.

C'est à l'ICANN, créée en 1998 sous l'administration Clinton, qu'il revient normalement d'attribuer les nouvelles extensions Internet. Elle n'est plus sous contrat direct du gouvernement américain depuis 2009. Certains pays plaident toutefois pour que ses fonctions soient reprises par un organisme lié aux Nations Unies.

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