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Les marchés émergents donnent de l’oxygène aux pays en crise

Une étude de l’ITB Berlin et du cabinet IPK International souligne l’impact de la crise dans la zone euro sur la fréquentation touristique. La Grèce est la plus touchée alors que le Portugal, l’Espagne et l’Italie restent en croissance grâce au dynamisme des marchés émergents.

La crise de la zone euro n’en finit pas, et les prévisions à court et moyen terme n’incitent guère à l’optimisme. Un pays en récession reste-t-il attractif pour les touristes et pour ses pays voisins eux-mêmes en crise ? C’est la question opportune que se sont posé l’ITB Berlin et IPK International dans le cadre du World Travel Monitor, l’enquête annuelle qui agrège chiffres et tendances du tourisme mondial.

En ce qui concerne la Grèce, la réponse est claire : les arrivées en provenance de l’Europe du Nord et centrale sont en forte baisse. La fréquentation touristique entre janvier et août a baissé de 12% comparé à la même période en 2011, sachant que le pays avait alors profité des reports du Printemps arabe et enregistré une croissance de 7%. Les clientèles allemande et britannique sont celles qui se sont le plus détourné, avec un recul de 20 à 30% tandis que de nouveaux marchés tels que la Russie et la Roumanie ont permis de compenser un peu la désaffection.

Des voyages à la baisse entre pays d'Europe du sud

Ces marchés émergents sont une bouffée d’oxygène aussi pour l’Italie, l’Espagne et le Portugal qui se portent néanmoins beaucoup mieux que la Grèce. L’Italie a enregistré en 2011 une croissance de 4% du nombre d’arrivées. En 2012, celles en provenance d’Allemagne et du Royaume Uni ont toutefois baissé de 3% et 1% respectivement. Quant à la fréquentation espagnole, elle s’est écroulée de 18%. Ce sont les marchés russes et polonais qui ont soutenu l’activité. Au global, l’Italie s’affiche à +2%.

L’Espagne, a qui a profité à plein des reports du Printemps arabe avec 8% de fréquentation supplémentaire en 2011, doit également son salut cette année à de nouveaux marchés, russes et scandinaves en priorité. Le Royaume-Uni progresse encore de 5%, mais l’Allemagne stagne et l’Italie est en retrait de 18% ce qui maintient la performance annuelle à +3%, un chiffre équivalent à celui du Portugal également plébioscité par les Russes et Scandinaves. 

"Il y a un déclin évident des voyages entre pays en crise, ceux d’Europe du Sud du Sud en particulier”, note IPK. "La demande en Europe centrale est restée plus ou moins constante, elle a augmenté en provenance des nouveaux marchés", la Russie étant le pays le plus dynamique.

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