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Les guides népalais demandent la mise en place d’un fond de soutien

Une avalanche a tué au moins 13 professionnels népalais vendredi 18 avril. Certaines agences d'alpinisme et des groupes de guides ont décidé d'annuler les expéditions dans l'Himalaya.

L'accident du 18 avril dernier, dans lequel au moins 13 guides de haute montagne népalais ont été tués, met en lumière les conditions de travail difficiles des sherpas. Suite à cette tragédie, plusieurs groupes de guides népalais et des agences d'alpinisme ont décidé d'annuler l'expédition sur les pentes de l'Everest prévue cette semaine.

"Cela a été l'un des jours les plus sombres et tous ceux qui sont morts sont des sherpas, aussi la plupart des autres guides ne veulent pas continuer", a précisé à l'AFP Lakpa Rita Sherpa, chef de l'équipe de sherpas de l'agence américaine Alpine Ascents International.

Des assurances vie trop chères

Des sherpas envisagent par ailleurs de suspendre leur participation aux ascensions pour protester contre la faiblesse de leur paye au vu des risques pris pour transporter les équipements. Les sherpas, du nom d'un groupe ethnique connu pour son aptitude aux métiers de la montagne, gagnent en effet entre 3 000 et 6 000 dollars par saison et ne sont souvent pas couverts par des assurances vie, dont le prix peut atteindre 10 000 dollars.

Ang Tshering Sherpa, président de l'Association d'alpinisme du Népal, a indiqué que les sherpas voulaient que le gouvernement mette en place un fond de soutien pour les guides et leurs familles. La proposition du gouvernement, une indemnisation de 400 dollars pour couvrir les dépenses d'inhumation des victimes, a pour l'instant été très mal reçue par les sherpas. Plus de 300 personnes, dont 70 porteurs et guides, ont péri dans l'Everest depuis la première ascension réussie par Sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay en 1953.

Certains opérateurs, notamment des membres d'ATR, ont mis en place des actions pour le respect de conditions de travail décentes des guides et porteurs.

Comme l'explique Didier Mill, guide de haute montagne et spécialiste du Népal chez Allibert, il existe déjà un réglement demandant aux agences locales de souscrire des assurances vie pour leurs salariés. Mais dans la pratique, toutes les agences ne respectent pas ces règles.

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