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Le tourisme se cherche des investisseurs

Lors des 2es Rencontres nationales du tourisme, les professionnels ont cherché à savoir comment revitaliser un secteur en mal d’investissement.

En 2009, les investissements touristiques sont tombés à 9,4 MdsE. « C’est nettement insuffisant pour remplir l’objectif de 3,5 % de croissance du secteur par an sur dix ans que nous nous sommes fixé », regrette Christian Mantei, directeur général d’Atout France et co-organisateur des 2es Rencontres nationales du tourisme, qui ont réuni, les 18 et 19 octobre, 900 visiteurs, 30 exposants et 80 intervenants. « Nous devons augmenter les investissements de 50 % sur dix ans et dégager 10 MdsE supplémentaires », ambitionne Christian Mantei. Pour les intervenants, il y a urgence à convaincre les acteurs à s’intéresser à un secteur devenu prioritaire pour l’Agence française pour les investissements internationaux : « l’hôtellerie est un secteur d’avenir », prédit son directeur général, Serge Boscher. « Investir dans l’hébergement est rentable, mais tout dépend du montage », nuance Gilbert Gavinenq, président-directeur général de Promeo, promoteur et gestionnaire de résidences de tourisme et de camping. « Exploiter une résidence afin de dégager des marges pour amortir seuls ses murs, je ne sais pas faire », reconnaît le PDG, qui a dû ouvrir son capital à la Bourse pour assurer le développement de son groupe. C’est parce que dans les contraintes économiques actuelles ce défi est parfois trop grand, que les « infrastructures construites dans les années 1970 dans le cadre du tourisme social et gérées seuls par des comités d’entreprise ou des associations sont souvent en friche », déplore Christian Mantei. Le secrétaire d’État chargé du Tourisme, Hervé Novelli, a de son côté relancé l’idée évoquée l’an dernier du fonds Tourisme social investissement (TSI), destiné à financer la réhabilitation du parc immobilier associatif, à hauteur de 150 ME sur dix ans. L’aide de partenaires comme la Caisse des dépôts sera nécessaire. Mais aussi celle d’acteurs privés, qu’il reste toujours à convaincre.

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